Extase Sacrée

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Se lever la nuit pour écrire, se faire disputer de trop lire puis peu à peu trouver le plaisir de partager ses textes avec ... ses professeurs de français. Avec frénésie, attendre le sujet d'une  [+]

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Je n’ai pas pu dormir. Epuisé par cette nuit passionnelle, le corps rassasié de chair, de souffle et de peau, je suis resté éveillé jusqu’à l’aube.
Emerveillé, je regarde les premiers rayons de soleil caresser sa peau.
Délicatement, je passe le bout de mes doigts sur ce satin naturel en suivant la courbe de sa hanche.
Elle me tourne le dos, profondément endormie et j’ai tout le loisir de me délecter de sa féminité.
Ses jambes repliées contre son ventre donnent à ses fesses un galbe magnifique et mon sexe éreinté ne peut repousser l’assaut du désir qui s’éveille à nouveau.
Je sens son odeur qui m’enivre, mélange de sueur parfumée et de désirs assouvis.
Je me sens puissant et présent, tel un guerrier satisfait après la bataille. Je suis élevé au rang de chevalier par cette déesse qui m’a offert l’accès à ses délices.
Je me sens heureux et détendu, doux et viril à la fois.
Je ne me souviens pas avoir jamais trouvé refuge de la sorte.
Je ne la connais pas.
Nous nous sommes rencontrés hier.
Légèrement enivrés par les breuvages partagés, nous avons succombé l’un à l’autre avec une naturelle simplicité.
Je la découvre et pourtant, mes mains se souviennent d’elle.
Dans ma poitrine, mon coeur dilaté semble plus vivant et je voudrais arrêter le monde pour qu’il partage avec moi mon émerveillement a la regarder dormir.
Une femme sans tabous, solaire, joyeuse, passionnée. Une femme qui dit et demande, une femme qui prend et donne.
Elle se retourne et les pointes de ses seins tendues reviennent à moi.
Je me retiens de poser mes lèvres dessus, inquiet d’interrompre ses songes.
Elle gémit, s’étire et son ventre rond ondule au rythme de sa respiration.
Mes yeux sont avides et glissent de son visage à ses pieds, s’attardant sur sa mince toison claire qui m’attire.
Ses bras fins, ses doigts longs et manucurés caressent l’oreiller semblant chercher un contact.
Je me prends à espérer que ces mains expertes me trouvent.
Patient, je la laisse approcher comme on guetterait un oiseau désirant a se poser.
Le désir monte, encore, encore plus haut. Ma peau se couvre de chair de poule et des frissons courent de mes épaules à mes reins.
Elle s’approche, telle la vague menue d’une marée montante.
Toujours endormie, elle glisse sur les draps, libérant une décharge d’adrénaline qui instantanément enflamme mes sens.
Elle gémit encore.
J’en oublie où et qui je suis.
Je me retiens, je maîtrise ce corps au bord de l’extase.
Délicatement, son bras remonte sur ma cuisse, son torse se colle au mien et dans un mouvement d’une désarmante grâce elle grimpe sur moi, comme on se hisserait hors de l’eau souplement.
Elle ressemble à ces chattes sensuelles qui bondissent sans effort et ronronnent à vous hypnotiser.
Sans ouvrir les paupières, ni remuer les lèvres elle s’épanouit au dessus de moi et m’attire en elle.
J’y glisse d’un mouvement lent et unique.
Je plonge avec délice dans son intimité chaude et humide et je la vois sourire.
Lentement, elle se redresse et ouvre les yeux .
Un océan d’émotion coule en moi, bleuté et limpide.
Sans ciller, assumant cet échange de regard de sa stature de reine, elle va et vient avec une extrême lenteur sur cette part de moi qui ne peut en aucun cas faire marche arrière.
Nous sommes à l’Aube d’une idylle, à la naissance d’une jouissance charnelle, à la venue au monde d’une complicité humaine, au commencement d’une histoire dont suis ignorant du dénouement.
Je m’abandonne, chaque part de moi-même trouvant espace en elle. L’homme que je suis, l’enfant que j’étais, le vieillard que je deviendrai sont comblés. Ils ont trouvés une terre d’asile, une île de paix où jeter l’encre.
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