Envie pressante

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« Je le jure, nous n’avons rien prémédité, votre honneur.
Pourquoi avoir craqué hier soir ?
« J’évoquerais l’absence. Cela nous a fragilisé. Votre initiative de nous interdire toute relation n’a pas permis le sevrage. Malgré la meilleure volonté du monde.
Agir comme des personnes responsables, raisonnables ?
« Cela ne se commande pas, votre honneur. L’appel revêt une force insoupçonnable. Nous souhaiterions maîtriser cette pulsion. Je nous compare à un malade dont l’objectif premier consiste à soigner son mal.
Utiliser un terme médical comme alibi à un désir à assouvir ?
« L’union de nos corps brûlants, cette attirance bestiale transcendante revêt de la chimie. Cette passion charnelle nous étouffe. Nos raisons n’interviennent pas, nos corps prennent le dessus. Je mets quiconque au défi d’y résister ! »
Sommes-nous les propres victimes de nos impulsions sexuelles ?
« Nous déclarons notre innocence. Nous n’arrivons pas à en guérir. La preuve hier !
Comment expliquez-vous que nous ayons remis le couvert alors que nous avions décidé d’arrêter de nous voir depuis plus de quinze jours ! (Pour être précis : 17 jours, 3 heures, 23 minutes.)
Comment concevez-vous que malgré nos garde-fous, son mari pour elle, ma femme pour moi, présents hier, nous ne pouvions pas nous refréner ! Victimes, je l’affirme ! Une envie pressante Madame la juge, ça se soulage. »
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