Enfin libre !

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ENFIN LIBRE !


J-4...... 8, 9, 10... Ce Lundi 11 mai 2020 autant attendu que redouté marque la fin de notre confinement après 2 mois d’enfermement avec, comme seule permission, une heure de promenade dans un rayon de 1 km !

Alors que j’attendais avec impatience cette échéance, me libérant ainsi d’une solitude devenue insupportable et d’une routine que je m’étais imposée pour ne pas trop déprimer, je me suis bien vite aperçue que cela ne changerait pas grand-chose pour moi : cinémas, musées, salles de sport, plages, restaurants et cafés restaient inaccessibles.... ma vie en quelque sorte! Certes, nous avions maintenant le droit de sortir de notre domicile sans autorisation et sans limitation de temps dans un périmètre de 100 km. Mais là encore je me sentais frustrée de ne pouvoir rendre visite à ma famille trop éloignée de mon domicile. Que me restait-il donc alors ? Mes amis montpelliérains avec lesquels nous nous étions promis des apéritifs pantagruéliques dès notre semi-liberté accordée ? Promesse, promesse......

Et la mer ? Il m’aura fallu attendre encore une semaine pour avoir la joie de la contempler à nouveau. Et c’est ce dimanche 17 mai, sous un soleil sans défaut, que j’ai retrouvé le chemin de la plage. Ma voiture, consignée au garage depuis des semaines, n’avait nullement oublié ce trajet maintes et maintes fois emprunté.

Et j’ai foulé avec un bonheur indescriptible ce sable si doux, si fin, si chaud avec, par ci par là, de grandes nappes de coquillages trop longtemps délaissés par des mains enfantines. Puis, j’ai marché tout près du rivage sur le sable mouillé et brun, laissant l’empreinte de mes pieds que des vaguelettes venaient aussitôt lécher et faire disparaître.

Au loin, dans la mer étale, quelques téméraires baigneurs en maillot de bain ou, pour les plus frileux, en combinaison de néoprène s’égayaient dans une eau que le printanier soleil n’avait pas encore tout-à-fait réchauffée. Des sportifs, à la recherche de stabilité sur leur paddle, partaient à l’assaut des mini-vagues en essayant de maintenir leur équilibre hasardeux.

Dans les yeux des enfants se lisait tout le bonheur de retrouver la plage pour s’y ébattre librement. Chapeau sur la tête mais jambes nues, ils courraient en tous sens derrière un ballon tandis que les plus petits, armés de pelles, seaux, râteaux alignaient des pâtés de sable sous le regard attendri des parents.

Au-dessus de ma tête, quelques mouettes tournoyaient en poussant des cris stridents. On aurait dit qu’elles injuriaient les promeneurs, mécontentes de partager de nouveau un territoire qu’elles s’étaient appropriées en l’absence de toute vie humaine.

Que d’émotions ressenties et d’impressions retrouvées. Combien ce paysage m’aura manqué et fait rêver au cours de ces longues semaines d’isolement !

Face à l’immensité de la mer, mes yeux se sont alors perdus vers l’horizon, là où le bleu du ciel se confond avec la mer turquoise avec pour seul décor quelques voiliers bercés par les flots. Je me suis imaginée à l’autre bout du monde, dans des pays inconnus baignés par les océans où il ferait bon vivre en toute liberté..... Patience, patience m’a alors chuchoté ma petite voix intérieure le 2 juin arrive !
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