Enfant des favelas de la rocinha

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Scénariste et écrivain né en 1976 à Trappes, Boël Souleymane bascule dans le monde littéraire après un long passé dans le milieu associatif, où il œuvre pour le développement éducatif et  [+]

Carlos était un enfant des rues, qui voyait son futur loin, très loin d’où il avait toujours vécu de: «La Rocinha» la plus grande favela de Rio.
Et autrement que de finir défoncé au coin de la rue en aspirant de la colle de cordonnier comme la plupart des gamins de son quartier pouvaient le faire pour tenter d’échapper quelques instants à la dureté de leurs existences.
Parce que violence a toujours été à l’arrière-plan de sa vie.
Il ne rêve que de changer de décor.
À neufs ans sa mère est morte brutalement dans la rue d’une balle perdue alors qu'elle était enceinte prise malgré elle en rentrant de son travail entre les balles d’un gang armé et ceux des forces d'interventions paramilitaires.
À onze ans ce fut au tour de son frère aîné de mourir sous les tirs d’une tentative d’assassinat dans le bar de l’oncle d’une femme qui avait promis à Marco la lune pour au final lui offrir un vent violent et glacial plongeant son esprit en plein milieu d’un brouillard épais.
Partir d’ici depuis la mort de son frère est devenue sa seule obsession. Quant à Marco lui désirait retrouver celle qui lui avait tout promis pour avoir des explications.
Était-elle vivante ou morte?
Marco était totalement bloqué par ses pensées récurrentes d'un amour envolé comme la fumée sortie d’un pot d'échappement d'une voiture de course.
La période qui suit la perte d’un être cher est toujours un moment de grande fragilité.Si le destin n’avait pas mit Marco sur la route de Carlos, il est fort plausible que le petit se soit noyé dans ses larmes.Et si le destin n’avait pas mit Carlos sur le chemin de Marco il est fort possible que sa raison se soit envolée comme une brindille de bois brise en plein milieu d’un cyclone.Chaque événement tragique de nos vies nous donne l'occasion de forger notre mentale ou de terminer la proie d’une souffrance à cause d'un moment de vulnérabilité.

Extrait du livre "L'estomac des favelas"
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