Djoha et les trois conseils

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C’était un jour de marché, et notre joyeux et sympathique Djoha était en train de se promener entre les étales des vendeurs, puis il rencontra par pur hasard le notable du village qui en voyant Djoha, un large sourire se dessina sur ses lèvres.
- Djoha, mon cher ami, es-tu libre en ce moment car j’ai un service à te demander ? ˗ demanda le notable poliment.
- Oui, et en quoi puis-je t’aider ? ˗ répondit Djoha, l’air insouciant.
- Et bien, j’ai l’intention d’ouvrir un restaurant, et comme tu vois j’ai acheté beaucoup d’assiettes, de verres et de bouteilles que j’ai mis dans ce gros panier. Peux-tu m’aider à le porter jusqu’à chez moi ! Cependant, je n’ai pas de quoi te payer car j’ai dépensé tout mon argent dans l’achat de ces verreries, mais je peux te donner le panier vide et trois conseils qui te seront très utiles dans la vie ˗ expliqua le notable.
- J’accepte ! ˗ dit Djoha en mettant le gros panier sur ses épaules.
Ils marchèrent un certain temps, puis le notable dit à Djoha :
- Djoha ! Repose-toi un peu et entre-temps je te dirai le premier conseil.
- Je t’écoute avec grande attention ˗ dit Djoha.
- Eh bien, mon premier conseil est le suivant " si quelqu’un te dit qu’il est plus utile de mentir que de travailler, surtout ne le crois pas ! Car il est toujours préférable de travailler, même pour rien, que de mentir " ˗ dit le notable.
- Oh ! Je te remercie pour ce conseil judicieux, c’est la première fois que je l’entends ˗ rétorqua Djoha avec un sourire dissimulé.
Après avoir marché un bout de chemin, le notable arrêta Djoha une seconde fois et lui dit :
- Djoha ! C’est l’heure de mon deuxième conseil.
- Je t’écoute attentivement ! ˗ dit Djoha en déposant son fardeau avec soin.
- Si quelqu’un te dit qu’il est plus utile de trop manger que de rester affamé, ne le crois surtout pas ! Car lorsqu’on mange trop on a de mauvais cauchemars la nuit ˗ expliqua le notable.
- Oh ! Encore un conseil bien précieux que je ne connaissais pas, je tâcherai de ne pas l’oublier ˗ dit Djoha en remettant le panier sur son dos.
Quelques centaines de mètres plus loin, le notable arrêta Djoha pour la troisième fois et lui dit :
- Djoha, écoute mon dernier conseil !
- Je t’écoute avec grand intérêt ! ˗ dit Djoha.
- Si quelqu’un te dit qu’il y a un porteur plus idiot que Djoha, surtout il ne faut pas le croire.
- Eh bien, ce conseil je l’ai souvent entendu, mais si par contre, quelqu’un te disait à toi que toute ta verrerie est cassée et qu’elle est en mille morceaux, surtout ne le crois pas ! ˗ répondit Djoha en jetant le panier violement par terre.
Moralités :
• À malin, malin et demi.
• Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
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