Dire la vérité

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-Comment tu vas lui dire ?
-Facile... c’est pas grave si ?
-C’était la sienne. Tu sais qu’elle y tenait.
-Oui, mais elle est folle, aussi, de croire qu’elle resterait indéfiniment !
-Elle faisait attention.
-Moi aussi...
-Non ! Tu jouais dehors.
-J’ai gardé mon bras tendu tout le long pour qu’elle ait pas envie de partir ! Je l’ai protégée du vent !
-Elle est partie quand même.
-Au moins elle est pas morte.
-Qui sait ?
-Si tu savais mieux que moi t’en occuper tu n’avais qu’à le faire.
-Moi je jouais, je pouvais pas faire les deux, ç’aurait été irresponsable.
-Merde ! J’en ai marre. Elle va vraiment être triste ? Et si je la remplaçais ? Elle n’y verrait rien je suis sûre. Et puis il y en a plein, si ça se trouve il y en a dix identiques.
-Non. Elle le verra, que c’est pas la sienne. Elle t’en voudra.
-Elle m’en voudra aussi de revenir les mains vides.
-Peut-être qu’elle te pardonnera !
-Elle l’aimait beaucoup... je suis bête.
-Bon, écoute, tu vas aller la voir, t’excuser et lui dire très exactement ça : pardon, Léonie, j’ai perdu ta coccinelle.
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