Dans la bulle de ma vie

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De Madame de La Fayette à John Green, je lis de tout, tout le temps. J'adore voyager dans l'imaginaire d'un autre. Et je fabrique, au fur et à mesure, un imaginaire qui me correspond. J'espère  [+]

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Ce matin-là, il faisait beau.
Les rayons du soleil qui filtraient à travers les volets m’avaient mise de très bonne humeur dès le réveil, et je me levai déjà avec l’envie de sortir. Il y avait très longtemps que le soleil n’avait pas pointé son nez dans un ciel sans nuage comme celui-ci.
En ouvrant les volets, j’entendis les oiseaux chanter presque sous ma fenêtre. Bêtement, je leur souris. Et mentalement, je leur promis de les rejoindre rapidement.
Je mangeai, m’habillai et préparai un léger sac avant de sortir.
Dehors, j’éprouvais les longs doigts fins du vent me caresser les cheveux. J’étais devant ma porte d’entrée, et déjà je fermai les yeux et levai la tête vers le ciel. Je pris une grande inspiration.
Puis je me remis en marche. Je décidai de ne pas aller très loin ce matin. J’avais beaucoup de rangement et de ménage qui m’attendaient. Et je voulais m’essayer à une recette qui nécessitait de mijoter trois heures, alors il fallait que je reste près des fourneaux !
J’allai jusqu’à un petit parc à quelques minutes à pied, je m’assis sur un banc et arrêtai mon temps un instant. Quel bonheur. S’oublier et seulement ressentir à l’aide de ses cinq sens.
Le printemps fleurissait, là, paisiblement, l’été approchait, tranquillement. La vie était belle.
Ce bien-être que j’éprouvais à ce moment-là, était le même que quand, plus jeune je sortais de chez moi pour m’amuser sous le soleil tiède.
Je restai deux heures sur ce banc, à penser à rien ou aux bons souvenirs avant de rentrer.
Je passai le reste de la matinée toutes fenêtres ouvertes, de bonne humeur.
Pour l’après-midi, je me préparai à partir bien plus longtemps, et un peu plus loin. Je me munis d’une casquette, d’un appareil photo et d’une bouteille d’eau. Puis je sortis une nouvelle fois. Pour prendre à nouveau de grandes inspirations de sérénité.
Cette fois-ci j’avais décidé d’aller dans un coin que j’aimais beaucoup et qui me rappelait mon enfance. C’était un chemin en terre, qui traversait un champ de blé, et duquel on pouvait voir frémir les arbres d’une forêt un peu plus loin.
Je m’assis en plein milieu du chemin. Les tiges de blés remuaient aux pas d’animaux invisibles et je me prêtai au jeu d’inventer ce qui pourrait se trouver dans ce champ.
J’appréciai le temps qui passait au ralenti, utilisant mon objectif de temps en temps, écrivant sur un bout de papier ce que je ressentais à d’autres moments. Je prenais des grandes bouffées d’air, quelque chose qui me relaxait beaucoup.
Je finis par m’allonger sur le sol poussiéreux, les mains derrière la tête, visant le bleu du ciel de mes yeux. Je ne fis pas attention et je m’endormis.
Quand je me réveillai, le crépuscule s’annonçait. Alors je me décidai à rentrer. Je rassemblai mes affaires et me mis en route immédiatement.
Je ne fus chez moi qu’après la tombée de la nuit et ses magnifiques étoiles. Je ne pus m’empêcher de m’arrêter quelques minutes, la tête levée, et chercher les quelques constellations que je connaissais.
Puis je rentrai me coucher, mon âme lavée de tout le stress qu’elle avait.

De l’autre côté de la boule de verre dont je n’avais pas conscience, des personnes, qui étaient là tous les jours, avaient refermé au fur et à mesure leurs carnets, puis diminué les lumières artificielles pour les éteindre et faire apparaître ce que j’appelais étoiles. Elles étaient parties depuis un moment quand je m’endormis dans mon lit.
Elles discutaient tranquillement dans une autre pièce.
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