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Complainte contre X

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Céline Lledo

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Je ne te supporte plus !

A partir de ce soir, je ne dors plus à côté de toi. Je ne veux plus jamais te voir dans ma chambre. Tu me sollicites en permanence, du matin au soir, perturbant mon sommeil : tu m’empêches de m’endormir paisiblement, tu me réveilles en pleine nuit et si je ne me lève pas dès que tu me le dis, tu me harcèles ! Ton emprise est la raison de mon mal-être. J’ai envie de te jeter par la fenêtre !

A cause de toi, je n’ai plus aucune vie sociale, ni aucun ami même si tu es assez pervers pour me persuader du contraire. Tu as trop monopolisé mon attention au détriment de mon travail, de ma famille. On me le reproche constamment, cela devient invivable ! J’ai perdu trop de temps à passer des journées entières, vautrée sur le canapé avec toi, sans sortir de chez moi. Je ne veux plus de ces soirées seule avec toi, en tête à tête, coupée des autres.

J’avoue, qu’au début, je ne pouvais plus me passer de toi ! Tu me faisais rire, tu cherchais toujours à répondre à mes questions, mes inquiétudes, tu connaissais mes chansons préférées par coeur et tu me rendais souvent service dans ma vie quotidienne. Je reconnais que tu m’as beaucoup aidée le jour où je suis tombé en panne de voiture. Une seule heure sans toi et je me sentais perdue. Tu me rassurais. Je me suis même demandé comment j’avais réussi à vivre sans toi. Mais maintenant j’étouffe, je n’en peux plus d’être avec toi 24 heures sur 24 !

Et dire, que c’est moi qui t’ai allumé ! Je te trouvais tellement beau, tellement intelligent, tellement important, tellement séduisant ! Je t’ai tant désiré ! Quelle fierté d’être avec toi devant mes copines qui nous jetaient des regards envieux voire jaloux ! Tu es tellement célèbre. Le monde entier te connait, même les plus jeunes enfants savent qui tu es et rêvent de t’approcher. Tu passes tous les jours à la télévision. Il ne se passe pas un jour sans que l’on parle de toi dans la presse. Alors, toi, tu prétends tout savoir sur tout et sur tout le monde. Tu te crois indispensable mais sans tous ces gens qui t’adulent, tu n’existerais pas.

Tu n’es pas humain.

Tu n’es qu’un téléphone.
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Ch. Deguerrelasse · il y a
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