Carnet de route, de rêves et d’étoiles

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Il y a quelques années de cela, je partis pour un long voyage. J’avais dans la tête des rêves et, pour mes pieds de bons souliers. Je n’avais pas pensé, pour écrire mes aventures, à prendre un cahier, un carnet de notes ou encore un bout de papier avec une plume, un stylo ou bien un crayon. Cependant, ma route fut ponctuée de rencontres que je n’oublierai jamais. Je décide donc, enfin, de les noter dans ce carnet trouvé dans un tiroir et avec cette plume achetée pour l’occasion.
Ce récit sera destiné à tous ceux qui veulent entreprendre un voyage, s’échouer dans des contrées, ou tout simplement prendre une route. Car moi, j’ai réalisé ces rêves.
Je commençai mon voyage dans une forêt, comme n’importe quelle promenade. Cette forêt, je m’en souviens, n’avait rien de spécial. Mais moi, je l’imaginais regorger de loups et de mystères. Je marchais donc, la tête dans les cimes, et ce qui devait arriver arriva. Je trébuchai sur une racine et m’étalai de tout mon long sur le sentier.
Un jeune garçon vint m’aider à me relever et me demanda si je ne m’étais rien cassé. Il était accompagné d’un pikachu, comme il me le précisa. C’était comme un lapin tout jaune avec des joues rouges, deux taches marron sur le dos et une queue en forme d’éclair. C’était un animal extraordinaire... et le bout de ses oreilles était noir. J’appris que le garçon s’appelait Sacha et cherchait à attraper toutes les créatures qu’il pouvait à l’aide de son animal de compagnie. Pour les avoir tous, cela faisait un moment qu’il s’était mis en route. Voyant que mes questions commençaient à l’ennuyer, je le laissai partir. Et je fis de même.
Lors de ma promenade en forêt, qui dura quelques jours tout de même, je croisai deux jeunes hommes qui cherchaient la route d’Eldorado, et deux jeunes filles qui pleuraient. L’une avait très peur, elle se nommait Blanche-Neige, nom très original, et venait de se faire chasser par un chasseur mandaté par une reine ; l’autre s’appelait Alice, nom déjà plus banal, et avait perdu le chemin du terrier duquel un lapin blanc, en retard, l’avait emmenée jusqu’à un certain pays des merveilles où un chapelier, fou, avait pris le thé avec elle. Petites histoires contées.
Ce qui me poussa à arrêter ma ballade en forêt fut la rencontre d’une rivière que je me pris à suivre. Le long du cours d’eau, je croisai deux ours qui semblaient frères, Koda et Kinaï. Ils cherchaient à se rendre à la fête du saumon mais je ne pus leur indiquer la route.
Plus loin, je croisai un magnifique étalon comme on en trouve sur les plaines, il s’appelait Spirit et il retournait chez lui après un long voyage.
Une après-midi, comme le soleil frappait fort, je me baignai. Or, le courant m’amena aux chutes du Paradis, où une maison avec des ballons était installée. Je n’eus que le temps de me dire que le vieux qui était sur le perron avait dû réaliser un rêve, et je chutai, et la maison disparut là-haut.
J’arrivai dans un banc de saumons migrateurs. En remontant à la surface, j’aperçus un poisson-clown et un poisson bleu. Ces deux-là vinrent me demander si j’avais vu un petit Nemo, avec une nageoire atrophiée. J’étais triste de ne pouvoir les aider.
Je nageai jusqu’à un navire aux voiles noires, un bâtiment qui connaissait les routes maritimes. Sur la coque, “Black Pearl” était inscrit. On me ramena sur un continent terrestre où je pris une nouvelle route.
C’était une longue route goudronnée, un peu à l’américaine, avec des traits jaunes. Elle semblait interminable. Mais je rencontrai une personne qui m’empêcha de sombrer dans l’ennui. Cette aimable personne se présenta comme l’éminent Code-de-la-Route. Je lui demandai ce qu’il faisait là et il me répondit qu’il instituait les règles pour éviter les dangers. Il me sermonna et m’ordonna de marcher en dehors de la chaussée. Je l’écoutai et partit en direction de la montagne.
Pas à pas, je gravis la haute roche. J’y croisai Eragon et son dragon Saphira qui cherchait les Vardens. Ne me demandez pas ce que sont les Vardens, je ne saurai le dire, et je n’ai point osé demander face à la mer d’écailles crachant du feu.
Je vis aussi des Hobbits et une confrérie qui se déplaçaient en groupe pour une bague.
Comme la route était longue, et que j’avais l’impression de marcher depuis le bout du monde, je pris un train qui suivait l’ombre des étoiles. Tout en croisant bois et champs, je fis la connaissance de quatre grands voyageurs : un canard et une grue qui allaient vers le sud, Phileas Fogg qui en 80 jours comptait faire le tour du monde, et un reporter du nom de Tintin (petit blond au pantalon de golf).
En descendant dans une gare, la brise nocturne vint me lécher le visage. Je me trouvai dans une ville charmante. Les lumières de la nuit étaient magnifiques. J’y rencontrai 101 dalmatiens et des chats très aristocratiques qui étaient sur la route de leur chez-eux. Je tombai aussi sur Anastasia, une jeune russe qui cherchait sa famille à des kilomètres de son pays.
Comme je sortais de la ville pour admirer les étoiles et les rêves qui fleurissaient dans ma tête, je m’aperçus qu’un garçon m’observait. Il avait l’allure d’un petit prince et me demanda un mouton. Comme je n’en avais point sur moi, il m’indiqua une route pour l’espace.
J’arrivai dans une galaxie où une guerre entre les étoiles faisait rage. Je rencontrai Rey, une jeune femme, Finn, un homme anciennement soldat et Choubaka (cela ne s’écrit sans doute pas comme ça), un heu... peu importe. Ils étaient à la recherche d’une sorte de magicien avec une force extraordinaire, Luke, le marcheur du ciel.
En rentrant sur Terre, je vis dans le ciel un jeune garçon tout de vert vêtu crier : “En route pour le pays imaginaire !”. Il était suivi par une fille, deux garçons et un point scintillant. Je les vis tourner à droite à la deuxième étoile.
S’est ainsi que se termina mon voyage. Comme tous les chemins vont vers les rêves, ma route avait pris fin. J’avais échoué au milieu de nulle part mais la tête toujours dans les étoiles.
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Keith Simmonds · il y a
Un superbe texte bien construit! Bravo! Mon vote!
Mes deux œuvres, BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES , sont en lice
pour le Grand Prix Été 2016. Je vous invite à venir les soutenir si le cœur
vous en dit, merci! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

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- Hélunys · il y a
Merci ^^
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Roxane · il y a
Complétement fan j'ai été littéralement transporté ailleurs et franchement bravo bon courage à toi ;)
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- Hélunys · il y a
Merci, merci ! ^^ Je suis contente de t'avoir fait voyager =)
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Madalen Hulin · il y a
j'ai bien ri ! j'adore toutes tes références, elles sont géniales ! :)
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- Hélunys · il y a
Merci ! Les références c'est la vie ^^'
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Madalen Hulin · il y a
tellement ! et puis, pokémon, ça rappelle les souvenirs de primaire hein ? :D
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- Hélunys · il y a
oui X)
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Elena Lmr · il y a
Ce texte est juste super cool ! J'étais sceptique sur le premier paragraphe mais dès que j'ai vu Pikatchu arriver, ça a piqué ma curiosité et je me suis laissée embarquer avec plaisir. C'est écrit avec une simplicité étonnante, énormément d'éléments qui s'enchaînent naturellement et avec aisance, un voyage express dans la Pop Culture et/ou dans mon enfance. Bravo, c'est super original et très plaisant à lire ! +1 :)
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- Hélunys · il y a
Merci ^^ ça me fait très plaisir. =)