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Carnet de bord d'un chat domestique jour 2

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Audelmi

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Carnet de bord d’un chat domestique jour 2

Bonjour. Me revoilà pour une nouvelle journée vous expliquant le calvaire que doivent supporter les chats domestiques :
Je me réveillai le lendemain matin, mais cette fois après Jean, au chant du coq d’à coté.
- Il ne peut pas me laisser dormir tranquillement, ce crétin ? Pour quelle raison je ne l’ai pas déjà pris en petit déjeuner ? J’ai une faim de lion !... Ah ! Cette exclamation m’échappa en me souvenant de la dette que je devais à mon maître, qui datait de la veille, ce qui me fit totalement oublié l’eau qui me montait à la bouche à l’image d’un bon petit coq à coté d’un bol de lait. Comment je vais lui pourrir la vie à celui qui me pourrit la mienne, aujourd’hui ? me demandais-je dans un petit ricanement.
Viens par là, Stritus ! m’interrompit Jean.
Tu veux des croquettes ? me proposa-t-il dans une voix pleine de tendresse. Par habitude, je me dirigeais vers lui en ronronnant. Quand je fus à ses pieds, il sortit un sac de papier, et m’enferma à l’intérieur ! Je compris alors le sens de ce kidnapping si rapide. Il allait m’emmener chez le diable lui-même !! LE VETERINAIRE !! Je lui crachai dessus en le maudissant jusqu’à sa millième descendance !
- Ah, crotte, c’est vrai qu’il n’aura jamais d’enfants ! Dis-je en me moquant de lui. Une petite voix dans ma tête me souffla :
- Mais toi non plus tu n’auras pas de descendance ! Le véto t’a castré !
- Toi, la ferme ! Je n’avais en aucun cas besoin que l’on me le rappelle, cela faisait trop mal de ne pas pouvoir s’imaginer entouré de plein de petits chatons ! Changement de plan, me dis-je, furieux contre celui qui avait empêché ces adorables petites boules de poils d’exister, aujourd’hui, je vais pourrir la vie au véto !
Jean me mit, sans aucune délicatesse, dans le popotin de cet immonde monstre qui vous amène, vous les humains, plus rapidement à l’endroit de votre choix, je crois que vous appelez cela « voiture » ? Je réfléchis donc pendant le voyage, à toutes les bêtises que je pourrais faire.
Le trajet dura quelques minutes, et enfin le monstre s’arrêta.
J’avais trouvé, pendant le voyage, des dizaines de farces à faire au vétérinaire ! Il allait en baver ! Le traître qui me sert de maître souleva le sac percé dans lequel je me trouvais, et se dirigea vers l’antre du démon. Au plus grand étonnement de Jean, je ne rechignais pas, car mon désir de vengeance était plus fort que ma peur. Quand il ouvrit le sac, j’étais déjà en enfer, dans le cabinet du diable. Il était plus petit que Jean, plus vieux et rabougri, et portait une peau blanche sur le torse, et une peau bleu sur les « mains » comme vous dites.
Il discuta avec mon maître, et s’approcha de moi. Je tremblais d’horreur, mais me ressaisis.
Mon maître sortit de la salle et ferma la porte derrière lui.
- Parfait, enfin seuls ! me dis-je.
Il commença par regarder mes oreilles, me les tirait dans tous les sens, mais je ne bougeais pas, j’attendais l’occasion idéale. J’eus une idée ; je fermai l’oreille pour qu’il se penche dans le but de la rouvrir, et cela marcha ! Il baissa la tête, la baissa encore, et je m’échappai en vitesse de ses serres, et bondi sur son crane chauve ! Il eu une exclamation de stupeur, et essaya de m’enlever de là, mais pas assez rapidement, je lui plantai les griffes dans les oreilles ! Il cria, mais pas assez fort pour que quelqu’un l’entende de la salle d’attente qui se trouvait à l’autre bout d’un long couloir. Ce n’était pas fini ! Ensuite, je lui mordis le nez le plus fort que je pus, et lui planta les griffes dans les yeux ! Ensuite, je le laissai là, à hurler à la mort, et sortit par la porte, qui n’était que fermée avec la poignée. Tout content de moi, je me dirigeai vers la salle d’attente quand je me rappelai d’une de mes farces ; j’urinais donc sur les tapis, et faisais mes griffes sur la tapisserie. Quand cela fut fait, je retournai voir mon maître comme si de rien n’était. Quand je vous disais (la dernière fois) que Jean était bête, c’était presque un compliment ! Il me vit arriver, ne se posa pas de question, mit l’argent qu’il devait au vétérinaire dans une espèce d’écuelle, et m’emmena à la voiture.
Il devait être tard, car le soleil avait bientôt laissé sa place à la lune, quand je pus faire ma toilette bien au chaud chez moi. Après cela, je finis mon bol de lait et allai me coucher.

Fin
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Patricia Burny-Deleau · il y a
J'ai pris les choses à l'envers, je vais donc maintenant lire le début des aventures de mini-monstre.
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Audelmi · il y a
D'accord, et je vous invite à m’excuser pour mes fautes d’orthographes...
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Patricia Burny-Deleau · il y a
On apprend en écrivant !! Surtout quand on a ton talent !
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Audelmi · il y a
Je vous remercie, mais je ne pense pas avoir du talent, mais l'écriture me passionne!
Je crois que je vais me mettre à la poésie, alors je vous invite à lire "La retraite du lord anglais", qui est ma première dans ce genre littéraire.

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Patricia Burny-Deleau · il y a
Avec grand plaisir !
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Audelmi · il y a
Voilà, il est mis en ligne!
Excusez mon pessimisme à toute épreuve, et peut-être même ma brutalité...

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Patricia Burny-Deleau · il y a
Pas de souci !
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Audelmi · il y a
Excusez-moi, mais vous allez devoir attendre que short-édition l'ai mis en ligne...
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Audelmi · il y a
Voilà le deuxième jour (sur 5) du carnet de bord de "Charles" ou "Stritus"! Mais, cette fois-ci je me suis relu! : )
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