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Blues de femme

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Maevy

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La vie qui passe, les années qui filent, on imagine à 20 ans avoir tout le temps du temps. les rencontres, les ambitions professionnelles, les amours hésitantes, incomprises,, inconsolables parfois. On la disait jolie, elle ne le savait pas, ne le sentait pas. A se faire critiquer, dénigrer dans sa famille, sans doute par moquerie ou dérision, elle en avait développer un complexe d'infériorité qui la poursuivrait toute sa vie dans tous les moments de sa vie d'enfant, d'adolescente et après d'adulte. Durant sa vie de femme, d'épouse, de mère n'aura de cesse d'essayer de contrecarrer les convictions, les principes dans lesquelles elle a été élevée. Principe qu'à l'âge de 20 ans, elle n'aura de cesse de rejeter, mais il y a des choses qui collent la peau, même si l'ont fait tout pour s'en défaire. A moins d'avoir le courage de tout renier? se couper de toute famille et vivre libre? Elle est un peu peureuse, frileuse, d'oser, malgré sa grande envie de liberté au fond de son coeur, de son âme.
Au fil du temps, mari, enfants, éducation, carrière, elle prendra conscience que le temps qui passe ne se rattrapera jamais. Elle apprend, elle comprend, elle met du temps mais petit à petit, apprend à prendre le temps de vivre pour elle, ne plus être en conflit dans sa tête perpétuellement. Ouvrir un peu cette boite dans laquelle, elle se sent enfermée depuis des années. Elle est seule fautive, elle s'en rend compte. on ne peut compter que sur soi-même, aide toi, le ciel t'aidera, elle connait les devises, ne reste plus qu'à les appliquer!

Elle regarde en arrière et défilent les amours, les rencontres, les paysages, les amis, les joies, les pleurs, les enfants petits puis grands, proches et éloignés, puis les enfants de ses enfants, répliques de frimousse innocente à nouveau.

Regarder devant maintenant, ne plus voir, ni penser au passé. Elle est là, vivante, avec encore des envies, des passions, avec le poids des ans, des kilos qui ont alourdis sa silhouette.

Faire fi de l'apparence comme elle l'a toujours fait dans sa jeunesse, mais les regards sont cruels, et elle entend parfois "comme tu es devenue, toi avant si......" elle s'en moque mais le mal est dit et les réflexions restent.
Peut-on faire fi de tout, des regards, des non-dit?
Demain est un autre jour, qui s'ajoutera à la pyramide qui forme sa vie.
Envie, parfois de fermer les yeux, et se réveiller plus loin, plus apaisée.
Blues, spleen, le bonheur est tellement fugace, futile,fuir le bonheur de peur qu'il ne se perde, comme dit le poète!!
Aujourd'hui, il fait beau, chaud dans ce pays du soleil ou vivent ses enfants. Alors apprécier ces instants et taire ses angoisses car malgré son envie de toujours faire bonne figure, un masque austère se cache derrière son sourire.Mais ne dit on ps toujours que les apprences sont trompeuses.

haut les coeurs, et viva la vie, que diable!!!

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Patricia Burny-Deleau · il y a
Carpe diem et projetons-nous dans le bonheur !
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