Balade normande

il y a
1 min
12
lectures
0

Ondulophoniste, tel est mon métier!! J'accompagne grands et petits sur des chemins d'expression et de communication et leur insuffle la joie d'écrire et de lire  [+]

Balade normande

Il était une fois quatre petits Poucets, deux noirs et deux blancs, qui s’étaient trouvés sur le chemin de la Normandie en compagnie de la fée Clarabosse, et du père Elan ; ces deux là pensaient ou pansaient à leurs heures trouvées.
La plantureuse Normandie s’était offerte en fenaison à leurs mines gourmandes.
Tous les six allaient vivre une aventure hors du commun en cette saison .
Mais tout d’abord, plantons le décor :
Une ferme gaillarde au milieu des prés , ondulations feuillues et goûtues aux horizons .
Un couple de normands et pas des moindres,sont au centre de cette histoire qui assemble les morceaux de deux jours et deux nuits.
Eric le fermier, puisqu’il faut le nommer, très petit et potelé, allait léger et court vêtu, sautillant par champs et blés, braguette brandie en vaillante constitution.
De la voix qu’il avait pétillante et de l’œil vif, il commandait aux bêtes de la ferme , mais point à sa Janine, fermière de son état et gardienne du logis, mais ne nous égarons pas,ceci fera l’objet d’une autre histoire.
Ainsi donc, par une grise mais belle journée de printemps, ils s’en étaient allés tous six., carosse flambant et mines réjouies.

Le premier jour les trouva en mêlée, tourneboulés, charivarés face à tant de nouveauté.
La nuit fut courte, de galopades ponctuées.
Au petit jour, quatre nez enfarinés ont réveillé les têtes ratatinées de Clarabosse et d’Elan.
Le deuxième jour crût en densité.
Bêtes et homme de Normandie surent s’apprivoiser. Trois ânes si doux flânant le long.... Non non je m’égare.
Quatre porcelets tricotant du jambon bien dodu , cinq moutons bêlant.
Et vaches en troupeau mugissant
Enfin, canards , poules et oies, dans la basse-cour, il y a.

Un chemin creux , leurs émotions dans la boue accueillies, quelques frissons garantis, des peurs en leurs corps lovées, puis vite envolées.

Chut, la maison ne bruisse plus d’aucun son.
Clarabosse et Elan sont seuls en gardiens du gîte.
Ils se parlent.
Mettent des mots sur le fil arachnéen de leur complicité,
Ambiguité,
Intimité.
Le fil se rompt, l’espace d’un souffle retenu, ondule et hésite , puis revient à la racine.,il se ressoude
Leur nuit se coula de confidences avouées en murmures du delà des mots chuchotés.

Troisième jour.
Nuit longue , nuit courte.
Matin clair, matin soleil.
Les Poucets ont grandi. Ils ont de vraies envies et de grandes nostalgies.
Il a fallu rentrer, leur besace est pleine des images d’une intensité à cœurs partagés.
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Très très courts

La fontaine

Pierre Lieutaud

J’étais là, près de la fontaine de galets aux trois bouches de bronze qui riaient le jour, la nuit, sous la neige des hivers, le soleil des étés aux odeurs de fougères et de menthe, j’étais... [+]


Très très courts

Sans titre

Renise Charles

Du plus loin que me reviennent mes souvenirs avec mon père, je vois toujours le petit café du passage Helluin et notre table illuminée par les rayons du soleil traversant le plafond en verrière... [+]