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Je m’appelle Mayleen j’ai 14 ans. Je passe ma vie à dessiner et à lire. Je suis une grande fan de Harry Potter et surtout de J.K Rowling. Je rêve de travailler dans la police scientifique ! Ma  [+]

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Thème

Image de 11-14 ans
Il était quinze heures, je me réveillai sur le canapé du salon après une fête où j’avais passé ma soirée à boire et fumer pour essayer d’oublier quelques instants qui j’étais.

Le sofa sur lequel j’étais affalée n’était pas celui de chez moi, mais celui de ma meilleure amie, Eilly, qui devait sûrement encore dormir. C’était chez elle que la fête s’était déroulée. J’avais préféré rester dormir pour ne pas devoir affronter la colère de mes parents en rentrant complètement bourrée. Mais maintenant, il fallait vraiment que je m’en aille. Je pris mon sac, j’allai me rincer la bouche et je me démaquillai comme je pouvais avec de l’eau.

Sur le chemin du retour, je marchais pieds nus, mes talons à la main. En arrivant sur le seuil de ma porte, j’entendis des sanglots. Je pénétrai dans la cuisine d’où venaient les pleurs. Ma mère était assise sur une chaise, face à la table, la tête dans les bras pleurant à chaudes larmes. Mon père essayait de la consoler, sans succès.
- Que se passe-t-il ? demandai-je avec inquiétude.
Mes parents me regardèrent droit dans les yeux mais aucun mot ne sortit de leur bouche. La télévision était allumée alors j’allai écouter les nouvelles. Mais je n’y prêtais aucune attention jusqu’à ce que j’entende le mot « DISPARITION ». Je montai le volume. «... aujourd’hui trois nouvelles disparitions ont été signalées. Cela en fait huit en deux semaines. C’est étrange. Le petit Olivier Grangier a disparu hier soir, il n’est pas rentré à la maison après l’école. Pareil pour les deux autres enfants, Denis McFliver et Emeré Trupper. »
J’éteignis la télévision d’un coup.
- Papa, Emeré a disparu ? dis-je soucieuse.
- Oui, Naesa ! me répondit mon père. Ton frère n’est pas rentré hier après l’école, nous ne savons pas où il est et nous n’avons aucune nouvelle.
J’espérais de tout cœur que mon frère allait bien, il n’avait que douze ans. Il ne pouvait pas avoir fugué quand même.

Le lendemain, les cours avaient repris. Une rumeur courait comme quoi une maladie mortelle inconnue, sans nom, se serait développée, dont plusieurs cas au Canada. Je n’y croyais pas. La seule chose qui me préoccupait était mon frère, et aussi qu’il pleuvait des cordes et que je devais rentrer à pieds.

Mes cours étaient ennuyeux, comme toujours, mais la cloche ne tarda pas à sonner. Alors je pus en fin rentrer chez moi. Mon parapluie était cassé, il ne me servait plus à rien. Arrivée à la maison, j’étais totalement trempée. Quand j’entrai, mes parents se trouvaient au milieu du salon, debout, dos à moi. C’était assez bizarre. Ils se retournèrent lentement. Et là j’eus un choc. Leurs visages étaient recouverts d’énormes plaques rouges et ils toussaient encore plus qu’hier. Qu’est-ce qu’ils avaient ? Se pourrait-il que ce terrible virus dont parlaient les gens à l’école ne soit pas qu’une histoire ? Je sortis mon téléphone pour appeler les secours. Tout à coup, mes parents se mirent à hurler. Des larmes de sang leur coulait des yeux. J’étais certaine qu’ils n’en avaient plus pour longtemps. Quand l’ambulance arriva, c’en était fini. Ils étaient arrivés trop tard. Les cadavres de mes parents furent déposés dans des sac noirs que les ambulanciers refermèrent rapidement puis les mirent dans le véhicule.

- Excusez- moi, monsieur ? demandai-je complétement paniquée.
- Oui ? me répondit l’un des secouristes.
- Je ne peux pas vivre seule, je n’ai que 16 ans. Mon frère a disparu. J’ai besoin d’aide s’il vous plaît. Où vais-je aller ? Ma voix tremblait, j’arrivais à peine articuler tellement je pleurais.
- Nous pouvons t’emmener dans un camp de survivants. Tes parents ne sont pas les premiers cas en Amérique. Il y a déjà eu plus de 4000 contaminés et ils sont déjà tous morts à l’heure qu’il est. Les malades se multiplie chaque minute qui passe.

Le camp où je fus emmenée était immense. Les gens faisaient la queue pour se faire tester afin de savoir s’ils étaient infectés ou non. Mon frère était peut-être là. Il y avait des tentes blanches alignées partout. Heureusement, parmi les personnes présentes, aucune n’était actuellement atteinte. J’en profitai pour chercher mon frère mais personne ne l’avait vu.

Les jours passaient et le nombre de morts augmentaient. Même notre camp avait fini par être contaminé. Dans toute l’Amérique, les décès se comptaient par milliers chaque jour. Les cadavres devaient être empilés loin de nous pour être brûlés au plus vite, mais la pile devenait tous les jours plus grande. D’après les scientifiques, certaines personnes posséderaient des anticorps très puissants qui leur permettraient de ne jamais attraper le virus et j’espérais en faire partie.

Énormément de théories quant à l’origine de la situation se répandaient : les fidèles croyaient que Dieu abattait sa colère sur nous. D’autres pensaient que c’était une maladie comme les autres et que cela passerait. Moi, je faisais partie des gens qui étaient sûrs que la Terre se vengeait de tous ce que les humains lui avaient fait subir depuis tant d’année : pollution, gaspillage des ressources naturelles, déforestation, destruction des écosystèmes, etc.

La maladie avait maintenant réussi à envahir le monde entier. Cela ne faisait qu’un mois et les trois quarts des habitants des États-Unis avaient péri. Dans le camp, il restait environ quatre cents personnes. La Terre était en train de tous nous tuer. En Suisse, il n’y avait plus aucun survivant et la France arrivait à sa fin. La moitié du peuple Russe avait été décimée et énormément de pays n’existaient plus. Je ne pouvais plus croire que mon frère soit encore vivant. Il nous était impossible de penser qu’il soit envisageable de rester. Notre Terre d’accueil ne voulait plus de nous et se retournait contre l’humanité. Il fallait que l’on trouve un moyen de partir au plus vite. Notre planète était devenue invivable et si nous restions ce serait sans aucun doute la fin de l’espèce humaine.

Quelques semaines plus tard, les Russes nous annoncèrent qu’ils avaient enfin trouvé un moyen de quitter la Terre et de sauver les survivants. Cependant cela leur prendrait du temps pour réaliser ce projet malgré toute l’aide fournie. Ils emmèneraient dans l’espace tous les survivants testés négatif au virus, à bord d’un vaisseau immense.

Nous attendîmes un mois. Nous serions les derniers à monter à bord du vaisseau, nous avaient prévenu les Russes. J’espérais que, lorsqu’ils arriveraient, il y aurait encore des survivants parmi nous, car nous n’étions plus que vingt dans notre camp. Dans le reste de l’Amérique, je ne savais pas du tout.

Heureusement, le transporteur arriva dans les jours qui suivirent. Il n’y avait pas eu de morts supplémentaires entre temps, nous étions sûrement tous immunisés. Nous allions enfin être sauvés. Avant de pénétrer à l’intérieur du vaisseau, il fallait que l’on passe le test. Si nous étions positifs, nous ne pourrions pas monter à bord. On nous laisserait dehors, livré à notre sort, c’est-à-dire à une mort certaine. Trois personnes ne purent pas venir avec nous. Je trouvais cela horrible de devoir les laisser mourir là seules, mais il n’y avait pas d’autre solution. Nous n’avions aucun traitement et laisser embarquer ne serait-ce qu’une seule personne malade, ce serait condamner tout l’équipage.

J’avais passé le test et quand le résultat s’avéra négatif je poussai un soupir de soulagement. J’allais enfin pouvoir quitter cet enfer. Installée derrière mon hublot, je voyais la Terre s’éloigner petit à petit. De nombreuses questions tournaient dans ma tête. Des questions auxquelles je n’aurais sans doute jamais les réponses : Qu’était-il arrivé à mon frère ? Était-il mort de la maladie ? Était-il quelque part dans le vaisseau ? Était-ce vraiment la Terre qui avait choisi de se débarrasser de l’humanité et provoquer tout cela ? Ou Dieu ? Et maintenant, où allions-nous vivre ? Qu’allait-on devenir ?

Je m’apprêtais à m’endormir quand j’entendis quelqu’un tousser. L’un des premiers symptômes de la maladie. Je sus que c’était la fin, la mission avait échoué.
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Eric diokel Ngom · il y a
J'adore Un texte structuré et original ..merci de consulter le mien pour m'aider à progresser je suis nouveau . votre avis surtout et si sa vous attire n'hésitez pas à voter
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DEBA WANDJI · il y a
Sacré corona! Ce texte regorge d'informations très utiles pour le lecteur tout en gardant son originalité d'une histoire qui captivante. Bravo, Mayleen!

Je vous soutiens par ma voix et je vous invite à découvrir mon texte en compétition si vous le voulez bien.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/etoile-perdue-2

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Brandon Ngniaouo · il y a
Quel talent ! Texte captivant du début à la fin, vous avez Ma voix.
Si quelques secondes s'offrent à vous, n'hésitez pas à aller faire un pique-nique en lisant mon texte en compétition pour le prix des jeunes auteurs et à me soutenir avec vos voix.

https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-chose-11

J'adorerais également lire vos commentaires avisés qui m'aideront à me parfaire.

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Marie Juliane DAVID · il y a
Toutes mes félicitations Mayleen pour votre texte. Vous avez du talent. Continuez à l'exploiter.
Je vous invite à découvrir mon texte:https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/mesaventures-nocturnes, à voter pour moi si vous aimez mon texte et à me laisser votre avis. J'en serai très ravie que vous me soutenez. Merci d'avance pour la visite.

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Mayleen Clivaz · il y a
Bonjour à tous ! Je voudrais énormément vous remercier pour les voix que vous m’avez accordé ! Vraiment c’est génial! Je voulais que mon texte réussisse à toucher les gens et surtout nous faire tous réfléchir à cette période de pandémie! J’espère que vous allez tous bien et merci encore
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Adama SANOGO · il y a
J'ai vraiment aimé vous lire, chapeau l'artiste.
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KARIMOU Inas · il y a
Oh oui j'adore !
Surtout la fin, vous vous croyiez en sécurité et boom voilà encore un cas..
Vous avez toutes mes voix. Et je vous invite à lire mon texte et à le soutenir, https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-reveil-28
J'adorerais
Gros bisous et bonne chance

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Sophie Océan · il y a
Très intéressant! Ou il est question d'un virus destructeur de la planète avec un scénario catastrophe bien mené. Mes voix max pour vous. Bonne chance pour la finale! Si ça vous dit d'aller faire un tour sur ma page vous êtes bienvenu.
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Mayleen Clivaz · il y a
Avec grand plaisir
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Sgr Td · il y a
Bravo, le texte est fluide, vous avez ma voix.
Prière parcourir le mien, peut-être vous l'apprécierez et éventuellement donnerez vos voix. Qui sait ?
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-crime-d-avoir-touche-mon-mari?all-comments=1&update_notif=1589913703#fos_comment_4260162

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Mirline Darrelus · il y a
Captivant, je vote pour.
Je vous invite à voter également pour mon texte satané corona virus
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/satane-corona-virus , dans une autre catégorie.
Je vous remercie déjà !

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Mayleen Clivaz · il y a
Avec plaisir