Au fil de la rivière...

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L'écriture permet de me faire délivrer de sentiments, émotions, états d'âmes que je ne pourrais expliquer oralement. En versant une tonne de lettres, je me sens plus libre. Comme si ma vision su  [+]

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Que se passe-t-il ? Pourquoi fait-il noir ? Suis-je en train de dormir ?
-Ahahaha, arrête ! m’exclamai-je tout en rigolant ! C’est bon je suis réveillée ! Mais qui es-tu ?
Tout en me posant cette question, mes yeux s’ouvrèrent lentement, aussi délicatement que le vent qui caressait mes cheveux.
Un chien était en train de me lécher le visage, c’était donc ce petit être qui m’avait réveillé ! Qu’il étais mignon avec ses poils, sa petite tête poilue et ses gros yeux marron qui me regardaient avec un air plutôt interrogateur.
Derrière lui s’ouvrait un décor magnifique présenté par un lever de soleil léger.
Il y avait une chaîne de montagnes qui se dressait juste devant mes yeux. Toutes les montagnes étaient reliées les unes des autres par un petit ruisseau qui faisait à lui-même une délicate mélodie . Étrangement, malgré l’incroyable densité de la flore, tout paraissait calme...enfin, pour le moment. La terre, quant à elle, était aussi plate qu’une feuille, elle était incroyablement parfaite, ornée de quelques végétations posaient par ci, par là. Toutes ses délicatesses de la nature formaient un parfum qui était un plaisir pour l’odorat. Le tout formait une magnifique carte postale...mieux encore, un magnifique paradis.
Je ne voulais pas faire un geste ni même sortir un son de ma bouche par peur que ce délice qui se tenait devant mes yeux ne disparaît aussi rapidement que lorsqu’il m’était apparu.
Mais où es-ce que j’avais atterri et comment ? En me posant intérieurement cette question, un flash m’apparut, je me souvenais subitement de ce qui était arrivé : j’avais subit un accident et j’avais dégringolé d’une colline pour atterrir jusqu’ici. Prise par la fatigue et de douleur intense, j’étais tombé dans les bras de Morphée. C’est ainsi que j’avais atterri ici et miraculeusement encore en vie !
En tentant de me lever, ma jambe droite me lâcha, en effet, il y a une énorme plaie verdâtre qui laisse le sang s’échapper de ma jambe ! Mon Dieu ! A la vue de cette affreuse scène, des larmes se mirent à couler tout le long de ma joue .
Il faut que je me sorte de cette situation et je ne peux pas y arriver toute seule il faut que quelqu’un puisse m’aider tout au long de mon périple. Mais qui ?
Avec le chien ! Je vais l’appeler Victoire il m’a l’air d’être un combattant !
-Coucou Victoire, moi je suis Rasha !
Les rencontres ainsi faîtes, il était temps que j’avance au maximum tout en suivant le ruisseau qui m’accompagnerait lui aussi au fil de mon voyage. Étant incapable de me lever et encore moins de marcher, je n’avais qu’une seule option : ramper.
Mon téléphone portable avait succombé à la chute, je ne devais donc me fier qu’à moi et à mon nouveau chien.
Je rampais ainsi pendant déjà une heure en ayant pour seul but de continuer à me battre, mon objectif : vivre ! C’était ma raison principale à laquelle je m’accrochais, celle qui étais plus puissante encore que la douleur, la fatigue et la faim !Tant que ton but est convenable, tu pourras y arriver. Ce ne doit pas être tes échecs, tes faiblesses, tes peurs qui doivent te submerger. Écoute ton objectif, atteins ton rêve et surtout...n’abandonne pas ! Si tu es gravement malade, n’abandonne pas ! Si tout le monde se moque de ton rêve en te disant ‘’tu ne pourras jamais y arriver, rêve toujours’’ ne leur donne par raison en abandonnant.
Je me disais tout cela tout en rampant. J’avais avancé toute la journée et déjà, le soleil se couchait, lentement et je n’avais plus d’eau. Il fallait donc que j’aille en chercher dans le ruisseau avant qu’il fasse nuit noire.
Le ruisseau était mon chemin, c’était lui qui m’accompagnait vers la vie. Il était là, sur ma gauche et son léger débit d’eau calmait mes inquiétudes. En effet, j’avais peur de la nuit qui s’annonçait. Heureusement, en ce mois de juin, le froid n’était pas présent. Je n’avais donc rien à craindre pour cela. Il était enfin temps que je me repose.
Le petit matin se leva, délicatement me réveillant ainsi. Je n’avais pas bougé de la nuit mais je souffrais terriblement à la jambe , encore plus que la veille. Je suais de partout, la douleur avait prit possession de tout mon corps mais pas de mon esprit ! Même si mes jambes me lâcheraient je survivrais avec mon cœur ! Ok, c’est plus simple à dire qu’à faire, mais si on y croit fortement, rien ne pourra succomber à ma victoire !
Utopie pour certain ? Rêve pour d’autres ? Victoire pour moi !
Tout cet espoir qui hantait ma raison me fit arracher le gilet que je portais et rapidement je le nouai à ma jambe. C’était parti pour suivre cette rivière en compagnie de Victoire qui ne m’avait pas lâchée de toute la nuit. Il était présent en chair et en os, et me suivrait jusqu’à ce que je voie enfin quelqu’un.
Il était temps de ramper encore et encore !
Je rampais ainsi toute la journée, regardant les différents paysages qui s’offraient à ma vue, tantôt chaleureux, tantôt brut mais ils étaient juste à couper le souffle. L’endroit où je me trouvais était incroyablement magnifique, dommage que je ne savais pas du tout où j’étais !
Quelques heures après, je vit un miracle : il y avait une cabane ainsi qu’un panneau où il y avait écrit « Refuge du département d’Isère ».
Je rampais de plus en plus vite , toujours avec Victoire à mes côtés vers la porte de cette cabane. Enfin arrivée devant, je m’effondrai de faiblesse. Je n’avais aucune force mais Victoire aboya, aboya encore jusqu’à ce que je vois trois silhouettes, juste devant mes yeux, puis...rien. Le néant total.
Je me réveille, doucement, dans un lit d’hôpital. Tout étais blanc, à ma gauche, il n’y avait pas la rivière...mais ma famille avec Victoire à mes côtés !
Comme quoi...la victoire peut surpasser les faiblesses.
«Qui ne tente à rien n’a rien», telle est la phrase qui résonne encore dans ma tête à l’heure à laquelle je te parle.
Et ça, le temps ne pourra jamais l’effacer...
Voilà comment se résume mon histoire.

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