Amadouer

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Ils ont toujours voulu m’amadouer. Je suis un enfant terrible ! Amadouer... c’était une idée de ma grand-mère. Mon père, lui, avait plutôt opté pour le redressement, quitte à m’incarcérer dans une maison éponyme. Il était pompier, rompu aux difficultés de la vie, dur à la tâche et à la chaleur. Il est mort en opération le jour de Noël.

Depuis ce jour funeste où mon père est parti en fumée, ma mère se noie dans ses larmes. Elle a décidé de condamner la cheminée ; pourtant, moi, j’adore les feux de cheminée. De temps en temps, elle traverse son rideau de pleurs pour me coller une taloche. Elle trouve que les torgnoles, c’est ce qui me remettra dans le droit chemin. Sa mère, à elle, pense qu’il faut m’amadouer...

Amadouer, comme si on pouvait amadouer un galopin de mon espèce ! Dans amadouer, il y a douer et c’est vrai que je suis sacrément doué pour les conneries ! Irrécupérable ! C’est ce que pense mon oncle, le frère de maman, qui me verrait plutôt en pension, loin de cette maison où on va encore passer une fin d’année bien sinistre.

J’ai toujours rêvé de passer Noël au coin du feu. Dans la famille, ce n’est plus possible, maman ne veut pas.

On est le 25 décembre, c’est fou comme ça part vite un sapin ! Pas besoin d’amadou, une allumette suffit.
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