À quoi songe l'Infortunée face à la douleur.

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Amoureuse des mots depuis bientôt trois ans et fervente lectrice de pièce de théâtre, j'écris poèmes, histoires, pièces, lettres et nouvelles. En espérant que mes mots vous touchent et vous  [+]

La jeune fille prit la peine de fermer la porte comme de coutume, comme si son cœur ne rugissait pas. Elle avançait d’un pas, puis d’un autre. Le faux sourire esquissait sur son visage se perdit et cédait à un torrent de larmes. Les genoux venaient cogner le sol violemment, les mains, quant à elle cachaient les yeux embués. Et puis, ce corps présent qui répondait à ce spectacle de l’Infortunée. De temps à autre, la voix de cette dernière murmurait un morceau de phrase :
– Seigneur, ayez pité de moi ! Ô rendez-moi-le... Regardez-moi, je suis désormais votre funeste pantin... ayez pitié de moi !
Elle finissait par stopper ses longs soupirs, et tentait de se traîner à son lit. Elle observait autour d’elle et l’Infortunée semblait oublier sa peine. Tous les objets devenaient une contemplation pour son âme. Un tel spectacle n’avait jamais été vu autrefois, tant l’affliction creusait en elle un éternel tombeau ! Elle semblait s’être calmée et s’installait sur son lit. Tout lui paraissait insupportable et un supplice en plus à supporter.
Désormais, l’Infortunée posait sa tête contre ses mains encore humides, et sa joue qui avait reçu quelques minutes auparavant une faiblesse de l’âme. Elle continuait de s’exprimer :
– Ma solitude est pesante. J’avais tant, et maintenant plus rien n’est. Les uniques souvenirs qui heurtent mon esprit me tuent encore et encore.
Elle restait immobile un temps. Le mutisme ne devenait pas une âpre douleur. Oh non ! La pensée tourmentait à elle seule un esprit. Malheureusement, il est impossible de savoir et de prévoir lorsqu’elle causera une souffrance. L’Infortunée fut frappée à plusieurs reprises par cette réflexion trop poussée, par des souvenirs trop vivant et chaleureux. Alors, elle se remettait à pleurer et ne s’arrêtait plus. Il s’agissait d’une sorte de deuil auquel le temps pouvait l’aider. Les heures comptées, se transformaient en sépulcre et en fardeau. Tout paraissait un interminable calcul afin de connaître la fin de cet ennui.
N’existe-t-il pas plus fort accablement que celui auquel nous connaissons le jour de fin ? L’Infortunée ne vivait-elle pas au dépend du temps, et de ses bienfaits ?
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