9266

il y a
1 min
18
lectures
3

Bonjour, Prenez- place, et partez à la découverte de mon univers... Si l'envie vous tente d'autres textes sont sur mon site https://mdmslmargaux.wixsite.com/mademoisellemgx N'hésitez pas  [+]

Mes mots s'épuisent, mon coeur n'a plus assez d'encre et mon esprit cherche désespérément un sujet qui plairait. Qui me plairait, à moi, écrivaine oubliée.
La vie continue d'avancer alors qu'allongée sous la lueur chaleureuse des étoiles je recherche l'inspiration. Je lève les yeux et les cieux me soufflent une fois encore de conter leur histoire. Les astres me sourient, chaleureux espoir.
Je respire, au loin un chuchotement . Celui des médias, emplis de nouvelles fades, d'une tristesse profonde qui deviendra habituelle. Larmes éternelles.
Les meurtres ne cessent plus devons-nous croire aux politiciens quand tous nous ont déçu? Mais que pouvons-nous faire du haut de nos seize ans lorsque la plume est notre seul armement? Que pouvons-nous changer avec nos humeurs mornes et nos âmes taciturnes quand la peur de l'étranger s'étend?
Je voudrais crier, courir, hurler.
Je voudrais parler, observer, convaincre.
Je voudrais montrer, dénoncer.
Mais je ne peux que plaindre.
Je respire, au loin un chuchotement. Celui d'un homme dépourvu de chance. Assit sur le sol dur et sale du centre ville, il tend fébrilement sa main au rares passants qui baissent inévitablement les yeux et continuent leur route. Allongée dans l'herbe, je doute.
Mais que pouvons nous changer du haut de nos seize ans, aux inégalités régnant à chaque coins de rue?
Que pouvons nous réussir sans le moyen d'être entendus?
Une pièce, deux pièces ou un billet ne feront pas la différence quand ce sont des milliers sans abri en France.
Je voudrais aider, donner, tenir.
Je voudrais relever, emmener, secourir.
Je voudrais chercher, sauver.
Mais je ne peux que faillir.
Je respire, au loin un chuchotement. Celui de ces femmes, seules, abattues. S'affaissant sous les coups de leur mari violent, incapables de prononcer la moindre résistance. Cet homme les tue. Désespoir, déchéance. Elles laissent s'épuiser leur chance.
Mais que pouvons nous faire du haut de nos seize ans, quand le mal est plus fort que l'amour?
Que devons nous dire quand le poing les abat chaque jour?
Je voudrais crier, punir, défendre.
Je voudrais dénoncer, bannir, parler.
Je voudrais enfermer, entendre.
Mais je ne peux qu'aimer.
Et je songe à ces gens qui souffrent, aux inégalités, au hasard qui nous tue chaque jour. A l'amour.
J'adresse ces mots à ceux qui tremblent, à ceux qui sombrent est qui aimeraient se faire entendre.
Je voudrais sécher vos larmes, je voudrais arrêter les drames.
Mais je ne peux que renaître des cendres.
Quelques mots, des phrases et des rimes déposées sur le papier, je vous vois lire cette lettre futile et désordonnée.
Les yeux fermés, j'imagine s'envoler les rires, mais je ne peux qu'écrire.
3
3

Un petit mot pour l'auteur ? 3 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de michel jarrié
michel jarrié · il y a
Quel remède à ce flot de misères ? De doux et tristes sourires ainsi qu'un profond sentiment d'impuissance.
Image de Adibro
Adibro · il y a
Très très très émouvant, expressif et touchant...je ne sais pas ce qu'on peut faire quand on a 16 ans (j'en ai 20) mais les petits gestes gratuits et un peu plus, c'est déjà beaucoup par rapport à ce qu'on peut faire
Image de Lunatique
Lunatique · il y a
Merci beaucoup, juste votre commentaire est touchant pour moi....