Venise

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Sur les canaux bondés où les amours pagaient
Les peintures gondolent près du pont des Soupirs
Où des couples s’embrassent et se font des sourires
En oubliant le temps et leur vie qui bégaie.

On voit sur les pavés et les fientes vernies
Vagabonder par cent, en planant les pigeons.
Vu d’ici, San Marco a la gueule d’un donjon
Quand ils s’entassent là pour y prendre un selfie.

J’abhorre cette ville et ses fades azurs,
Le parfum doux-amer des lagunes mourantes
Où s’écrase la mer en des vagues brûlantes
Près du port assoupi où le vent nous assure

Qu’elle disparaîtra. Et peut-être demain,
Vers des cités perdues, les poètes égarés
Transiteront par mille et viendront s’étaler
Comme fane l’amour sur le bord des chemins.
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