Valentin

il y a
1 min
31
lectures
3

Ecrire est la lucarne qui me permet de vivre avec un peu de légèreté  [+]

A la fin du XIXème, il était né,
D’une famille modeste il était l’aîné.
Il passa son enfance, à Saint-Nazaire,
Au gré des paquebots, ville portuaire,
Ouverte au monde et à sa modernité.
Là où, majestueuse vient se jeter,
La Loire Inférieure, à cette cité,
Dans l’immense océan rythmé par les marées.
Valentin, beau jeune homme, blond au regard bleu,
Croquait la vie, dans la rue du Maine, heureux.
La semaine il était ouvrier ajusteur,
Et le dimanche il accompagnait un chanteur,
Dans les bals musette portant l’accordéon
En bandoulière, il jouait des flonflons.
Alors que le Titanic sombrait dans la mer,
Il partit faire son devoir militaire,
Pendant deux ans, apprendre à devenir soldat.
Pas le temps de fêter sa quille, il garda
Son barda, sa capote grise,son fusil.
La guerre était déclarée, il était conscrit,
Pour s’engluer dans cette glaise boueuse,
Au son des cris, des pleurs, des mitrailleuses.
Puis il retrouva sa fraterie, sa ville,
Orphelin, devint soutien de famille,
Retrouva son travail aux chantiers navals,
Son accordéon pour des javas dans des bals.
Oubliant par moment, cette triste guerre.
Il se maria, prêt à devenir père.
Mais, en mai 18, il retourna sur le front,
Au milieu des cadavres et des canons.
Juste, une semaine avant l’armistice,
Il fut tué, sans jamais connaître son fils.
3

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,