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Un rêve qui s'effondre,qui m’inonde.

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Gaetan Goubau

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C'est un rêve qui s’effondre,
encore et encore.
L'espoir ensevelit dans les décombres.
Condamné à mort.

Je suis perché sur ma tour sombre.
Regardant le peuple en bas.
Le soleil me fait poursuivre mon ombre.
J'aimerai devenir ce que je ne serai pas.

Nous sommes esclaves, nous sommes nombres.
Catalogués, classés et ensuite classifiés.
Il n'y a que les erreurs que l'on dénombre.
Et les peines pour se multiplier.

Cette douleur harassante qui m'encombre,
Cette haine, cette déception qui m'habite,
Je reste assis, cloîtré dans la pénombre,
J'ai oublié la sensation d'un cœur qui palpite.

De ma vie, je ne serai jamais l'hombre.
Ce n'était qu'une évidence à valider.
Je ne suis que suite de malencombres,
Je ne suis qu'une vie à ponctionner.

Je ne suis qu'un pion sur ce damier.
Je ne suis q'un vagabond sur ces soirées,
Je suis désillusion sur les âmes enterrées.
Je suis passion au pays des désespérés.

Voilà l'ultime mélodie, d'un courage qui fuit.
Voilà l'étrange symphonie, d'un corps sans vie.
Voilà l'ignoble hérésie, la complainte de l'autrui.
Me voilà asservi par mes désirs inassouvis

Ne reste que ce solitaire grondement,
Qui gonfle dans mon cœur, fièrement.
L'espoir ultime est un concept sidérant,
Vous qui n'étiez que serf, devenez régent.

C'est un rêve qui se hisse,
de faible à fort.
L'espoir se sort de ses abysses,
Condamné à lutter encore.

Je suis perché sur ma tour lumière.
Regardant le ciel en haut.
Le soleil me crie : " Espère ! "
Je deviendrai ce que je vaux.

Nous sommes libres, Nous sommes uniques,
envolés, espérés et ensuite éclairés.
Il n'y a que les honneurs helléniques .
et les joies pour se faufiler.

Cette clameur soudaine qui m'inonde,
Cette joie, ce mirage qui s'invite.
Je reste debout, c'est tout ce qui compte.
Je suis étonné de me découvrir titanique.

De ma vie, je resterai le maître,
Ce n'était qu'un fait à valider.
Je suis la suite de ce que je devais être.
Je suis une vie à espérer.

Je suis le roi sur le damier.
Je suis vagabond de ce chemin égaré.
Je suis soumission à mon moi entier.
Je suis la passion de l'homme réinventé.

Voici l'ultime mélodie, d'un espoir qui vit.
Voilà l'étrange symphonie, d'un corps ravit.
Voilà la sublime hérésie, de la chance saisie,
me voilà transi, par mes désirs assouvis.
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