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Un musicien...

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Afraid.of.words

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Londres, 23 décembre 1974.

Je me baladais dans les faux bourg de cette somptueuse ville pavée.
Il faissait froid, la neige tombais sur mes épaules entourées maigrement de mon écharpe rouge, et le soleil n'était pas présent.
Cela m'enchentais, car contrairement aux autres londoniens j'appréciais particulièrement cet atmosphère misterieux, et très mistiqhe.
Je me sentais bien, presque à ma place.

Je marchais un pas devant l'autre sans réelle destination. Je flanais au gré du temps, au gré des gens. La tête dans les nuages je songeais à ma joie de vivre ces instants si plaisants et précieux à mes yeux.

Quelques mètres plus loin, mes typans firent une découverte extraordinairement spéciale... Un homme ce trouvait là, assis en tailleur sur le sol froid. Il chantait d'une voix si douce et envoûtante que je sentis mon corps se réveiller, comme sortir de l'hibernation. Je m'arretai et avec toute mon admiration contemplais ce prodige. Il jouait également d'un instrument, une sorte de violon.

J'étais appée par les notes qu'il faisait virvolter dans cette rue pourtant si bondée. Sa mélodie volait bien au dessus des gens. Je me trouvais là admirative et irevoquablement sous le charme.

Il leva les yeux quelques instants de son instrument, ou plutôt de son accolite et me sourit.

Un sourire qui me laisa entrevoir toutes ses dents. Je ne saurais dire pourquoi ni comment mais son être m'intriguait, m'attirait.

Il planta son regard dans le mien puis joua un air de ballade romantique. Son archet se promenait avec tant de délicatesse que j'eus presque la sensation de sentir les vibrations qu'il produisait.
Je me sentais voler, je me sentais beĺle.

Une fois son morceau achevé il se leva et s'avança vers moi. Je tremblais, de froid ? Surment pas.

Puis il avança sa main en ma direction et dessina un coeur sur mon poignet. Je savais que mon teint s'armonisait à celui de mon écharpe mais n'en montrais gère . Tremblante et au comble du bonheur je pris son poignet et y grava à l'encre de mes sentiments naissant une flèche.

Il me sourit, je fis de même puis il partit . A l'aube, je revaint mais ne le vis pas. Mon état se dégrada. La tristesse m'envahit, je me sentais terne et sans vie.

Quand tout à coup, je vis une petite boîte dorée posée sur le sol. Je l'ouvris et lu en lettres rouges:

Je joue au café belle-melodie ce soir. Je rêve de t'appercevoir dans cet endroit si particulier.

Mon coeur dans ta peau j'ai gravés.
Mes sentiments je t'ai chanté.
Mon âme je t'ai livré.

Signé : l'inconnu à qui tu as redonné le sens des notes...

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Pascal Depresle · il y a
C'est magnifique, mais que font les lecteurs ? A l'occasion je vous invite à pousser les portes de mon univers ou plusieurs textes crient pour tenter de vivre encore un peu, merci.
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Survxvall · il y a
Ton texte est si émouvant, j'en suis transportée !!
Tu as écrit un si beau texte avec une description à en couper le souffle !!
Bravo ma belle, continue comme ça je t'aime fort ♥️

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