Tu ne m'aimes, moi si

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J’aime une femme qui ne m’aime
Là est le dilemme.
Une histoire d’ADN et de gènes,
De non cul, je t’aime moi non plus.
D’anamour disait Gainsbourg.

J’ai toujours rêvé d’écrire une histoire d’amour toujours
Une novela à Brasilia
Une love story à Paris
Un conte de fée à la télé réalité
Comme tout homme normalement constitué.
Pour ça je suis doué, j’aurais du succès :
Disent mes êtres aimés,
Mon entourage,
Tous ceux qui me connaissent, m’encouragent.

J’aime une femme qui ne m’aime
Là est le dilemme.
Une histoire d’ADN et de gènes,
De non cul, je t’aime moi non plus.
D’anamour disait Gainsbourg.

Les choses ne se sont passées comme prévu
Autrement je n’ai pu.
C’est une histoire commune qui ne fait la une,
Une histoire ordinaire qui n’a de quoi plaire
Même si elle est couramment partagée
Et de ce fait mérite d’être contée.
Ce sont des choses qui arrivent aux losers comme aux meilleurs
Pas besoin d’aller voir ailleurs si j’y suis
Midi à quatorze heures.
Demandez au créateur premier menteur
Aux mauvais coucheurs, mauvais baiseurs
Aux bossus, aux petits mal foutus bas du cul, les cocus, les tus...

J’aime une femme qui ne m’aime
Là est le dilemme.
Une histoire d’ADN et de gènes,
De non cul, je t’aime moi non plus.
D’anamour disait Gainsbourg.

Peut-on parler d’amour si l’on aime sans être aimé ?
Peut-on rester ensemble sans amour partagé,
Après mariage arrangé?
Je le crois, croix de bois, croix de fer en enfer, pour être demeuré plus de trente ans avec elle, ma belle pucelle.
D’ailleurs qu’est ce que l’amour toujours ?
Un leurre
Un amour qui compte pour du beurre
Un placebo
Un médicament pour zéro –
Une question d’hormones pour les femmes comme pour les hommes
De détermination et d’instinct de reproduction
D’obéissance sans connaissance à l’instinct de survie –
Une affaire de coucherie ?
Il se dit que la reproduction augmente en temps de crise –
Manque de bises.
De sexuelle misère en temps de guerre.

Mon entourage rage
M’encourage
Me dit : courage
Ne reste en cage
Plis bagages
Change de paysage
Envole-toi à tire d’aile d’elle voir plus loin que le café du coin...
Le bout de ton nez.
Je devrais m’en défaire,
Vivre en ver solitaire cent pieds sous terre,
En ermite dans le désert.
Dés qu’elle se casse elle me manque
Ma porte claque
Je me planque
M’encasque.
Je suis sans appétit
Me fais tout petit.
Me mets au biberon
Entre en hibernation.
Sans elle je ne suis rien
Vaurien
Un stéréotype
Un pauvre type.
Sans elle je ne peux vivre
Poursuivre la route en biroute
Le chemin en pèlerin sans saint.
J’attends impatient qu’elle me donne des nouvelles d’elle
Retrouve la raison, revienne à la maison
Comme la pomponnette de Pompon.
Je sais, c’est con
Je le confesse sans promesse à la messe de résurrection.

C’est l’histoire d’un homme qui aime une femme qui ne l’aime
Et qui est resté tout de même
Plus de trente ans avec elle sa belle pucelle –
Plucelle qu’elle était
Des années, des maternités
À l’amiable par obligation conjugale
Le temps de faire des enfants
En catimini sous pseudo en lit clos
Se reproduire pour le meilleur et le pire
La survie d’une race fugace appelée à disparaître de terre sans laisser de trace –
Il fallait que cela se fasse comme le temps passe, se ressasse, nous lasse...
A contre vent
A contre sens
En désaccord
En lutte à mort
A corps corps perdu
Sans jouissance absolu
Sans harmonie sexuelle –
Septième ciel
Comme promis de tous temps dans l’Ancien et le Nouveau testament,
Les religions du livre : La Bible, l’Evangile, le Coran...
Sous conditions de croyance en l’éternité
Et plus si affinité –
La résurrection des corps morts.

J’ai toujours préféré le non pouvoir,
L’être à l’avoir,
La libre adhésion à la possession,
L’anathème au baptême.
Pas de quoi fouetter un chat, en faire tout un plat
Une femme emballer, aux rideaux la faire monter
Au septième ciel la faire accéder
La faire rosir de plaisir.
J’ai juste su chérir ma princesse
La couvrir de caresses
L’envelopper de tendresse
Pour continuer la route en biroute quoiqu’il en coûte
Le chemin en pèlerin sans saint.
Il me semble que c’est compréhensible,
De nos jours, possible,
Avec tout ce qui se passe dans l’impasse,
Le sas de non espérance.

J’aime une femme qui ne m’aime
Là est le dilemme.
Une histoire d’ADN et de gênes
De non cul, je t’aime moi non plus
D’anamour disait Gainsbourg.

Vous allez dire non sans raison que je suis tordu, obtus, maso, psycho...
Que j’ai bu un verre de trop !
Un homme normalement constitué avec une telle femme ne devrait rester
A l’heure de l’épanouissement sexuel consensuel,
De l’orgasme en écho, synchro, pas catho...
De la perte de connaissance et de sens
De l’absolue jouissance
De la petite mort du corps
Et plus encore si affinité –
L’éternité.
Nous aurions du aller consulter au planning familial,
En centre de relation conjugale :
Un psychologue, un sexologue... Googole.
Dialoguer Conjuguer
Pour entrer en concordance de temps et de sens –
En contextualité, en consensualité
En espérance de transe en dance
L’éternité si affinité.

J’aime une femme qui ne m’aime
Là est le dilemme.
Une histoire d’ADN et de gênes
De non cul, je t’aime moi non plus
D’anamour disait Gainsbourg.

Pourtant il me semble qu’ensemble
À contre temps à contre sens,
En désaccord,
En lutte à mort
A corps corps perdu
Nous avons connu
En cœur à cœur,
Des moments de bonheur.
Des raisons de faire l’amour toujours
A l’endroit comme à l’envers
Été comme hiver Alzheimer.

Ma chérie je te remercie de m’avoir permis de connaitre à vie
La passion,
La déraison –
La folie.

Tu ne m’aimes, moi si.

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