2
min

Testament de ma souffrance

6 lectures

0

J’ai rencontré la douleur dans les couloirs de ma famille
Elle m’a convié à sa table au bord des larmes
Me promettant dans mon désespoir des béquilles
La souffrance est-elle le pire des drames
Ma vie n’est qu’un débris éparpillé
Qui meurt de sanglots écartelés

Et si l’homme n’était qu’une illusion
Découlant de la folie d’un désir
Et si la vie n’était qu’une simple vision
La mort n’est pas le meilleur chemin pour mourir
C’est en l’homme que nait la malédiction
Qui conduit le cœur dans l’affliction

J’ai vu un sourire colorer un visage
Un mot jeter un génie à la poubelle
Un regard piégé par des mamelles
Jamais un orphelin enveloppé de tendresse
Ou un homme maltraité par la politesse
Quand il doit affronter les gifles de son âge

Mais d’où vient ce monde que l’on a créé
Avec la mesquinerie de la jalousie
Le prophète détient la clé de la destinée
Le pasteur croit détenir l’essence de la vie
Moi je ne contrôle plus les pets
Rendant les nez plus bêtes

J’ai tourné la tête vers la famille
Hélas ! C’est de là que vienne les plus grandes blessures
Avec la jalousie qui s’enfonce comme une aiguille
Au cœur des ambitions moisissant dans la haine
Le cauchemar peut commencer à semer la peine
Le silence est une bonne serrure

Je sais que l’homme c’est un brin d’espérance
Un brin de sottise et un brin de sexe
Mais à quoi ça sert de s’accrocher à la chance
Quand le bonheur des autres nous vexe
La mort est dans tous les sourires
Il suffit d’un pas pour apprendre à souffrir

Et si la vie était un mensonge
Une légende pour bercer nos songes
Et si la mort était le grand architecte
L’unique garantit sans un chèque
Ça explique pourquoi on saute sur l’occasion
Quand on marre de broyer des illusions

J’ai chanté pour ma douleur le cœur en lambeau
J’ai loué la voix d’un rossignol
Troqué mon corps contre une bagnole
J’ai même violé la pudeur de ma fierté
Hélas ! Mon existence n’est que nécessité
Mon monde se noie mais pas dans l’eau

Le bonheur est peut-être la vraie vie
On ne le rencontre plus ces derniers jours
L’écran devient notre seul souci
L’amour n’a pas de temps pour faire la cour
Au final le divorce tombe sur la famille
Pour nous pauvre enfant c’est la grille

J’ai longtemps erré dans mes ombres
Avant de regarder mes rêves en face
J’ai fait appel aux expertises de l’audace
J’ai envoyé mes humiliations sous les décombres
La bague n’a pas survécu au serment
Seules les archives gardent une trace des amants

J’ai renoué avec la douleur
Muet je contemple mes larmes
Dans ces larmes je vois défiler ma vie
Des années à courir après le bonheur
Aveuglé par les drames
Soupirant après un répit

Pourquoi faire le deuil sur mon chagrin
Il revient toujours pour saboter mon humeur
Les promesses ne peuvent sécher mes pleurs
Car elles ne durent pas au matin
Je veux m’enterrer dans mes drames
Et mourir dans les seins d’une femme

Dans la poussière tu finiras jure mon oncle
Avec le sang il dessine mon avenir
Dans un vèvè il emprisonne mon destin
Je n’aurai droit qu’à ma salive comme pain
Avant de mourir
Et lui, il restera toujours mon oncle

Je n’ai pas la vie devant moi
Mais la mort au bout de mon chemin
Elle me suit comme mon ombre
J’ai le cœur sombre
Je perds la foi
Le ciel n’entend pas ma voix

Rien ne pousse dans mon cœur-désert
L’amour a péri sous la violence de mes sentiments
L’espoir m’a laissé que des regrets
Ai-je encore une place sur cette terre
Il n’y a pas de frein pour mes tourments
Sur la joie je dois faire un trait
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,