Terrona

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En lisant, Moi et les Pléiades, chacun son poème,
Subitement notre attention a été attirée
Par la Terre.
On la voit de loin;
Elle est couverte d'enflures
toutes prêtes à crever!
Et elle ne tourne plus!

Je m'approche par prudence du plus proche de ces reliefs...

Je suis chez un homme dans la quarantaine dont les lèvres ne se courbent ni en haut ni en bas
Depuis que leur duvet s'est dessiné.
Il ennuie même la Paresse qui le poussait
Vers un fait.
Il n'est plus ami avec lui-même!

Je m'avance vers une autre...

J'aperçois
Les larmes sans voix
D'une femme écrasée sous le coup de massue
Du cri de son époux.
Les morceaux de son cœur confondus
Avec ceux du verre d'eau brisé
Qui sont à l'affût de pénétrer
Dans leurs pieds.
Le mari et la femme ne s'aiment plus!

J'étais au milieu de ceux qui ne lèvent jamais leur tête
Pour voir cette mer
Suspendue comme le toit,
De peur qu'une goutte lave leur masque.
Ils ne discutent pas avec un chat errant sur leur chemin
De crainte qu'on entend le miaulement
Et qu'on les montre du doigt.
Pour eux, l'épine n'est qu'une excuse
Pour ne pas embrasser une fleur
Qui leur ouvre ses bras en douceur.
Ils ne prennent pas la nature en amitié!
On voit la Terre de loin;

En absence d’amitié, d’amour et d'intimité,
Elle porte la sainte couronne sur le point d'être crucifiée!
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