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Rien

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Grégory

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Peut-on être aimé sans ne s’aimer ? Peut-on être aimé sans n’aimer personne ? Ou être aimé si l’on s’aime et sème de l’amour crânant l’amour de l’âme cramant l’amant de soi-même ? Je me hais d’être l’un d’eux et eux en un ; pas d’amour propre : fierté, dignité m’ont quitté d’être conscient de ce que je suis : le pire de ce qui existe : homme... oui homme !

Aah mon fils ; toi là -haut qui fit que je plisse devant l’insoupçonnable amour ! Dieu que j’aime le seul qui me fasse dire que oui ils ne sont pas tous mauvais, il y a lui.

Aah mais arrête de geindre qu’elle feint à nous donner la faim afin que nous ne voyons le reste, celui même qui empeste l’inceste à nous reproduire entre frères de haine en peine, nous démultipliant par là-même de cruautés de divines divisions. Dieu fait que cela s’arrête !

Je ne puis je ne puis je ne puis me résoudre à me découdre pour me recoudre ; tout recommencer ; vider pour réenregistrer, que je sois frais comme ce nouveau-né qui au moment où j’écris ces lignes se surligne, lui, d’être le nouveau, l’élu de demain. Je le fus vous le fûtes avançant de jour en plus en jour de moins. Oui au moment où j’écris de ce qui pour lui sont de vieilles mains, lui, né d’espoir malgré ses parents humains, il est neuf, frais, non pollué ; il ne sait ce qu’est le mal ni la vertu. Et qu’est-ce que la vertu ? qu’est-ce que nous savons qu’il ne sache que nous disons pourtant savoir ?
Qu’est-ce que quoi ? qu’est-ce que tout ? qu’est-ce que ces mots que j’emploie ? pourquoi leur donnerais-je plus de crédit qu’un mot que j’invente ? Il nous faut des codes, un cadre : mais où commence où s’arrête la limite de l’indélimitable qui trouve sa limite en chacun ? Ce chaque un, chaque soi, qui pourtant se pense guidé pour la trouver limitable en tous et pour lui-même. Où s’arrête la pureté ? mais quels sont ces mots de limite, de pureté ? je découds je recoule, je couds et en découlent ces lignes ! mais quoi je ne comprends pas ! je ne me comprends pas ! je ne vous comprends pas ! quoi !? je ne comprends rien, je ne prononce plus rien ni n’écris...
...
Aaah le néant, le contre big-bang : bang ! rien...mais de quoi !? de quoi !? Qu’est-ce qui existe !!?
Qu’en peste le céleste de se reproduire en pire ! Frère de haine engendre des fous ! Des fous infâmes affamés d’âmes...
Suis-je un idiot ? Oui je suis un idiot de braire des lignes à m’en traire les idées bannissables et non notables que je note pourtant pour l’enfant de demain, qu’il voit que celui d’hier était un clocher d’idées à soustraire
de ce monde : « Reconstruis-le, oublie-le, oublie-moi, que nous ne soyons pour toi,
le frein du lendemain... »
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