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Réveil irlandais

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Les vertes collines d'Irlande se dessinent devant moi.
Le soleil que l'aube a ramené effleure l'herbe mouillée.
La rosée en profite pour étinceler.
D'un chateau en ruines,le corbeau s'envole dans un cri mystérieux.
Le corbeau a annoncé le jour, déjà je vois la biche et son petit sortir du bois.
Des lapins se faufilent entre chaque brin d'herbe.
Eux, je ne les vois pas mais je les entends, leur douceur n'a rien de discrète à mes oreilles.
Un hérisson enrhumé se promène doucement autour de moi.
Et les fourmis, élégantes, escaladent une caillasse.
Elles narguent les lents escargots qui ne savent même plus où ils vont.
Un coucou me salue, moi et le ciel que traversent les hirondelles.
Son ami le rouge gorge s'amuse et virevolte loin de lui.
Sur un muret, un lézard s'échappe, pourchassé par le froid.
La pluie n'est pas loin, tallonée de l'arc-en-ciel.
La jument le sait et ne le dit pas.
L'âne, lui, est bavard.
Il râle sur le jour, sur le vent et sur son maitre, à raison.
J'entend des souris, ainsi que des chats.
Un renard peut-être, comme un feufollet, rapide.
Un chien de ferme et ses moutons.
Le pauvre agneau a peur de ce carnivore.
Le toutou ne ferait aucun de mal, pourtant, a un animal à laine blanche.
L'enfant, dans cette même ferme, crit comme s'il n'avait jamais crié.
C'est peut-être même le cas.
Et le corbeau d'un oeil aveugle observe la vie à mes cotés.
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