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Dans les abîmes de mes pensées j'ai effleuré ta perte. Ne plus pouvoir tendrement t'imaginer, ne plus te reconnaître. Il est tard et l'orage m'a touché, il a foudroyé tout mon être et m'a fait disjoncter. J'ai parlé, écrit de longues tempêtes, j'ai senti le vent soufflé et te faire disparaître. J'aurai voulu que tu esquisses des lettres anodines, réconfortantes et fragiles pour que je me sente vivante.
Et l'histoire a commencé, j'ai compris que mes tourments arrivaient à folle allure, que tu avais réveillé en moi plus qu'une demi-mesure. Mon cœur se baladait errant dans la nature. Sans défense, enrayé, fissuré, mais tellement amoureux.
Alors j'ai pris mon antre et je l'ai posé sur la table. Comme pour te montrer le fond de mes entrailles, je me suis disséquée, je suis, le corps ouvert sur le bois froid.
Et j'attendais, j'attends toujours, même si je ne te vois pas.
Que tu m'observes et comprennes ce que j'ai vécu, que tu prennes de tes mains délicates un fil, une aiguille. Et que tu piques, refermes jusqu'à la fin, jusqu'à ce que ça ne fasse plus mal.
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