Regarde-moi et dis-moi ce qu'il y a de différent

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Je suis Baudelaire d'un mélange d'Hugo. Je suis Dadié d'un mélange de Senghor. Je suis une muse, je suis une feuille, une feuille vierge, je suis ce que tu vois. Lisez c'est tout moi. Pas besoin  [+]

Sombre, comme noir.
Sombre sans voix,
Je ne compte pas, je le sais.
J'aventure ma muse fragile, ma muse habile aux maux de ce monde.
Une muse noire,
Qui parle sans voix,
Une muse sans âme,
Qui chante l'égalité.
Noir aventurier, j'ai crevé sans approbation.

Noir comme lumière d'ombre,
Lumière d'ombre ténébreuse.
Frileux et un peu pâle , demandant, la voix nouée d'épines de douleurs, et de souffrances.

Sans défense et sans sauveur,
Un peu de temps pour m'exprimer.
Mes yeux mêlés de blanc et de noir coulent des larmes de feu.
Regarde je suis:
Cet enfant au visage mourrant,
Cet homme inerte, sans défense.
Un jour, je me promenais,
Je vis sur un arbre, un oiseau, plutôt un oisillon accroché de toute ses forces à une tige d'arbre qui jouait le mort.

Il gazouillait à l'aide, au pitié, au sauveur.
Sombre j'étais, je grimpais , je gravis au risque de ma perte.
Sombre j'étais, sans me soucier de sa lignée, inconnu de moi même, je le sauva pour la joie de ses siens, pour la joie de mon cœur.
J'étais heureux, ivre de gaieté, ivre de fierté.

Regarde j'ai été cette peur de mourir,
Regarde je suis cette envie de vivre,
Cette envie sauvage de crier "IL EST VIVANT".
Les jours s'evanouissaient et j'étais loin de chez moi.
Je marchais mes soucis en poches,
Mes pensées en l'air,
Sans savoir mon mal.
Sans comprendre, j'avais un tronc sur mon souffle,
Un tronc trop fort,
Je criais PARDON ! PARDON ! le tronc s'en foutait.

J'étais essoufflé, le tronc s'en moquait.
J'étais mort, le tronc avait compris,
Plongé dans l'oubli, je ne voyais que sombre,
Que du noir,
Pas de blanc,
Pas de rouge,
Que du noir.
PARDON ! PARDON ! JE VEUX VIVRE.

Noir je suis, je veux vivre.
Je chante, je veux vivre.
Ô autres ! je veux vivre.
Pitié laissez moi vivre.
Suis comme toi,
Rien de différent,
Rien à part l'habit de ma naissance.
Écoute mes pleurs Ô Monde !
Écoute mes souffrances Ô Toi !
Je veux vivre pour toi.
Oisillon mon ami, je veux vivre.
À l'aide, le monde sauve moi,
De ce destin tragique,
Mon destin de noir.
NOIR COMME TOI.
NOIR SANS VOIX.
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