Quatre fois mon verbe AIMER

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Les mots ont toujours été mes amis. J'aime jouer avec eux (parfois ils jouent avec moi), les triturer, en faire jaillir le sens caché, comme une évidence au coin de la rue là-bas, avec une  [+]

GAGNER

Aux aires octroyées
Nous préférerons les espaces gagnés

Si notre écot n’y suffit
Nous payerons en bras-dessus bras-dessous cheveux au vent
en chansons de colères saines et d’espoirs mêlés
en chemises ouvertes et foulards noués
en joies sans retenue dans les rues et les maisons
en cueillettes dans les champs ouverts
en musiques des mots et couleurs des crayons

FAIRE

S’avancer vers ces rivages levés d’interdictions
Sauter les barrières de transgressions tarifiées codifiées sanctifiées
S’amouracher des nuages bleus sur l’horizon rouge
Museler les aboiements des chiens de garde de la haine et de la géhenne
Tromper l’ennemi avec nos rires en étendards déployés
Saluer l’avenir debout sans ces anciennes révérences
Rêver les yeux grands ouverts à toute heure à tue-tête
Ensoleiller toute grisaille à défaillir d’éblouissement
Tracer les routes et les chemins à y vivre les lendemains

DONNER

Nous ne respirons rien de l’air volé au voisin
Qui au moineau suffira à s’envoler

Paumes ouvertes à nos bras tendus
Vers cet inconnu qui vient et que je connais bien

VIVRE

Au soleil qui s’enfuit la nuit porte conseil
De ces étoiles fugaces pour les mille ans à venir
Et de l’amour naissant dans le creux de nos reins

Nous n’espèrerons rien du moindre lendemain
Sans vivre ce présent donné construit de nos forces
Cet aujourd’hui de braise pour nos incendies d’espoir
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