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Quand je vais dans la rue

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Grégory

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Quand je vais dans la rue ,
Je ne reconnais plus,
Personne qui ne vaille d’être connu,
Personne qui ne vaille d’être vu,
Personne qui ne vaille d’être entendu :
Une guirlande de bonhommes découpée en accordéon,
Tous pareils infiniment cons,
Les hommes sont tout : sauf bons.

Mon Dieu quel supplice à l’idée de converser ; à la fois gêné de leur parler, timide me sentant si inapproprié, à ce monde de pustules je me protège d’une bulle, pour ne plus être le farfadeur farfadet de ces gens.

Je dois me cacher de ce que je suis,
Cacher mes poèmes, mes écrits,
Ne pas avoir l’air d’un vieux stupide,
Se donnant un genre intrépide.
Mais cela est là,
Une journée sans écrire est un poids,
Que puis-je d’aimer ça ?
Des émotions c’est vivre,
Et écrire m’en enivre ;
Ce n’est pas à la mode mais que puis-je d’aimer ça ?


Courir après une boule remplie d’air,
Plus comestible nous donne un air,
Plus noble et pour salaire,
D’être tranquille irait de paire.

Quand je vais dans la rue,
Je ne reconnais plus,
Personne qui ne vaille d’être connu.

Dans une bulle, plus serein, en ce monde qui est mien ; pas né à la bonne époque : ou au contraire ? dans celle qui gigote de la pluralité de tout pour tout se pressant de ne pas avoir le temps d’avoir des amis, des amies, dans son lit, qui vous sourient d’un sourire qui nous nourri.
Plus de place à la personnalité sombre que je me traîne ; humour pince sans rire, froid, cache ma timidité certes, mais c’est aussi que vous m’ennuyez jeunes gens, vieux gens, qui aiment l’argent : communautés séparés de vos banales supposées supériorités. Vous vivez ailleurs je vis ici, je vis ailleurs vous vivez ici.

Pourquoi me sens-je si inférieur ?
Pourquoi me sens-je si supérieur ?
Pourquoi ne suis-je pas lambda, « Normal » ?
... Dieu que je haïrais ce leurre ! Ce frisson du mal
Ce commun Je, du Lui chacal qui empale au poteau du mal

Pincement au cœur de devoir vous parler : vous trouve vide, insipide, inintéressant ; et ne me dîtes pas que ces mots sont affligeant, car devrais-je dire de vous subir
Vous et vos cerveaux façonnés,
De conneries embarrassantes,
De mon cerveau êtes erronés,
De vos pulsions obéissantes.

Tu lui obéis crétin,
Subis-toi tu n’es rien,
Tandis que tu pourrais être sage et tellement davantage, en trouvant en ton intérieur ce toi supérieur, qui te supplie de le laisser sortir : ne l’entends tu pas !? Il est las de pourrir ! car quoi de pire que de vivre sans lui, ce toi que tu gâches, ce toi que tu caches, ce toi qui te regarde avec effroi : temps qui passe à insister dans ta connerie d’existence socio-sordide ; écoute écoute c’est le son de la raison ; écoute écoute c’est le son de la passion ; mais non tu écoutes écoutes ce son qui te rend con : ce temps pris devant cette lumière qui n’éclaire que ton visage, t’octroyant de ne voir le paysage, ce temps qui est tiens que tu ne passes à rien, et qui ne reviendra plus, que tu ne rattraperas pas, espérant pour toi que de la haut tu ne le regretteras, constatant à quel point tu as subis, ou pire, que tu te l’aies fait subir.

Mais pour l’instant Laissez-moi vous les gens, Laissez-moi libre dans mes champs, Laissez-moi libre de mes chants

Arrêtez de vouloir déteindre le clivant, que vous rejetez d’être différent :
Non ce n’est pas qu’il ne vous aime pas, c’est qu’il vous hait ; il vous hait de pitié, et vous demande si ce n’est possible de le laisser tranquille par piteuse piété, alors, de le tuer.

Car si ce n’est que pour rencontrer cela
Là où je foule le pas,
Et alors se donner le ton
A m’efforcer d’être aussi con,
Pour plaire et braire de démagogie
Des phrases sans âmes sans vies
Entendues sur toutes les lèvres abruties
De stupidité d’un rôle qui nous prémuni :

Non laissez-moi laissez-moi,
Que je vous fuis,
Bannissez-moi bannissez-moi,
De vos vies


Car


Quand je vais dans la rue,
Je ne reconnais plus,
Personne qui ne vaille d’être connu,
Personne qui ne vaille d’être vu,
Personne qui ne vaille d’être entendu :
Une guirlande de bonhommes découpée en accordéon,
Tous pareils infiniment cons,
Les hommes sont tout... sauf bons.
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