"Prête moi ta plume"

il y a
1 min
53
lectures
1
Mon Dieu , ô , combien j'exulte à devenir cartésienne .
Ne plus croire que je déjante ,
Parce que je ressens ta présence qui me hante .
Mon Dieu , ô , combien j'aspire à ne plus avoir cette si soudaine peine...

Ton image sur ce miroir reflète la mienne à tes côtés .
Parfois , je suis nue . Je me tiens dans le plus difficile appareil .
Je me surprend à tenir de bout de papier glacé entre mes doigts trempés ,
Et , m’efforce à ce que vienne à toi l'éveil .

La puissance du dragon demeure en sa raison ,
C'est si facile de brûler , de ton haleine , ces quelques brindilles ,
Qui s'allongent , grandissant les incompréhensibles raisons ,
Qui t'ont poussé à copuler avec cette aiguille de fille !!!


Mes glandes lacrymales tournent sur leurs orbites
Sans jamais mettre à l'air ce satané petit trou
Qui déverserait une hémoglobine illicite
Qui me parviendrait jusqu'à vivre à genoux .

Je ne t'ai pas vu , m'aider à m'aimer .
Je ne t'ai pas vu , vouloir me renvoyer .
J'ai voulu tout à coup vivre au delà de la vie
Pour voir que même l'âme y périt .

Les anges ne sont ni blancs , ni pourvus d'ailes .
Ce sont des êtres qui ne s'abritent d'aucun vent .
Ils perpétuent sur les vivants ce charisme immortel ,
Qui , dans le souvenir , s'ancre , pour le temps d'une vie , d'un instant...

Lorsqu'on connaît la vraie valeur du sang ,
Il arrive que l'on soit confronté a des ignorants.
Je sais qu'avant de mourir , tu as subi une satanée métamorphose ,
Que j'essaie à présent , de rendre avec de folles proses .



Ma chandelle , Pierrot , n'est miraculeusement pas morte .
Elle est bien là , vivante et vibrante à l'infini .
Elle brûle , incandescente par le souffle du dragon encore en vie
Et sa mèche fine , renaît d'un endroit caché , ou il n'y a plus de portes .



1
1

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,