Point de bascule

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Il parait que tu as le droit
Puisque nous nous aimons,
De décider ces choses pour moi,
De retirer son sens au non.

Alors ce soir sous de jolis draps de satin,
Guidée par cette fureur souveraine,
Ta main puissante au parfum de jasmin
Fait voler en éclats mon statut de reine.

L’eau chaude et les larmes s’entremêlent
Dans un bain expiatoire couleur vermeil.
Devant mon reflet je tombe
Mon cœur explose tel une bombe.
Mon âme est à vif pour l’éternité
Ton désir a sali mon intimité.

J’ai dix-sept ans et j’ai cru par naïveté
Que l’amour rimait avec beauté et pureté.
Mais la réalité m’a violemment rattrapé
Elle a toqué à ma porte et m’a déclaré
Qu’il fallait arrêter de se leurrer
Et cesser de se faire maltraiter.

Toi qui bafoues la dignité et la liberté
Je n’aurai de cesse de te pourchasser
Pour qu’enfin toutes les chaines soient brisées
Et qu’on puisse enfin associer femme et respect.
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