Petit bout

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Quand j’écris ces numéros, je sens une montée d’adrénaline,
Comme si un ridicule virement d’argent,
Pouvait changer le sens du vent,
Et soudain couvrir ta vie d’opaline.

Quand j’écris ton nom à la mine,
Sur ce petit bout de papier blanc,
Je t’imagine avec un nouveau bureau ou divan,
Je me délecte rien qu’à imaginer ta mine.

Alors je bosse dur,
Trimant toute la semaine,
En pensant à ce travail quand j’étais pleine,
Pleine de toi, avant tes fêlures.

Ce temps où tu as poussé dans mon ventre,
Avant que la vie ne te malmène,
Ne sachant pas où elle mène,
Tantôt gaie tantôt déprimante.

Naïvement je pense à ce papier blanc,
Vite fait rempli, vite fait signé,
Je me dis que j’ai quand même raison de me saigner,
Mais jamais il n’effacera tes tourments
Fort malheureusement.

Entre deux virements,
À défaut de câlins,
De bisous, de beaux dessins,
Je t’envoie des vidéos niaises
Pour que ce papier blanc
Ne soit pas le seul moyen pour moi
De te faire oublier tes tourments.

Quand je sens que tu vas mal,
Que je suis loin de toi, de tes bras,
J’aimerais t’envoyer un morceau de papier blanc,
De dix mille dollars,
Ou bien te tendre simplement les bras,
Te serrer contre moi,
Te tendre un petit mouchoir de soie blanc,
Et sécher tes larmes.
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