Peine perdue !

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Page en pause, rien ne s’y oppose. ★•.•´¯`•.•★..♩.♬´¯`♬.* ‘ •♫♫*♥*♫♫ • ‘ * Au bonheur des mots S'il ne devait rester qu'un seul mot, ce serait…  [+]

Comment est ma peine... comme coule la Seine
En un flot incessant s’écoule en continu
Vient se déverser en flux ininterrompu
Au fleuve des sanglots, des chagrins qu’elle traîne.

Elle se baladait le long d’une avenue
Faisait une pause auprès d’une fontaine
Me semblait sereine, si proche et si lointaine
D’un regard, d’un sourire a mis mon âme à nu.

C’est au bord d’un fossé, à l’aplomb d’un rocher
À l’orée de mon cœur qu’elle s’est accrochée
A fondu en larmes comme neige au soleil...
Glissé dans mes veines, en mon âme sommeille.

En ces temps incertains, l’horizon s’assombrit
La rivière d’ambre m’entraîne dans son lit
Quand tu me mets aux nues, ma peine s’atténue
Et je rebondis telle une goutte de pluie.

Ne perdons pas le lien, cette rose de mai
Cueillie un beau matin au joli mois d’aimer
Cette peine après tout en vaut-elle la peine
Qui crève les écrans quand elle se met en scène.

Comment est ma peine... comme coule la Seine
La mienne s’est enfuie sous les ponts de Paris
Un beau jour s’est mêlée aux ombres de la nuit
Errait solitaire en une quête vaine.

Ma peine a disparu, m’a faussé compagnie
La mienne s’est perdue aux dédales des rues
Ma peine s’est pendue au cou d’un inconnu
Souvent peine varie et bien fol qui s’y fie !

J’ai eu beau la suivre, ne l’ai jamais revue
J’ai eu beau la chercher, en vain Peine perdue !
Elle s’était blottie dans les bras d’un ami
Au creux d’un nid douillet sous un toit de Paris.

Auprès d’un poète coulait des jours heureux
Elle était aux anges et moi j’en fus ravie
Aujourd’hui a sombré aux brumes de l’oubli
Et le bonheur affleure au pré des amoureux.

Quand revient le beau temps, va le vent de la peine
Qui chasse les soucis et les nuages gris
Et les aimants étourdis, insouciants transis
Promènent leurs rêves aux rives de la Seine.
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Un petit mot pour l'auteur ? 64 commentaires

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Jeanne  Commentaire de l'auteur · il y a
Pour la petite histoire, cette composition écrite en septembre faisait suite à l’appel à textes (moins de 30 mots, une gageure pour qui ne sait faire court) de Benjamin Biolay et sa chanson Comment est ta peine : https://www.youtube.com/watch?v=kh_UP6DXFu8
Restée sans écho, je vous la propose aujourd’hui enrichie de quelques vers, quelques strophes supplémentaires, au diable l’avarice ! et les contraintes des concours. En vertu de quoi à mon gré et sans regrets, je déborde allégrement du cadre imposé.

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Louisa · il y a
La Seine comme décor et le vent comme complice pour laver le ciel et la peine j'aime beaucoup
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Jeanne · il y a
Une très belle image avec l’automne en toile de fond, pourquoi ne pas en composer un tableau, l’automne et ses tons flamboyants, ses couleurs miel, ambrées est propice à inspiration. Merci Louisa pour cette jolie appréciation et à tantôt l’artiste aux aquarelles, aux teintes pastelles.
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Gina Bernier · il y a
J'aime vous lire, et ce poème est bien, comment pourrait-il en être autrement. Un sentiment de tristesse qui vient sans savoir pourquoi, et s'en va comme il est apparu. Se laisser émouvoir par des faits, et rien ne pouvoir changer, peiné parfois par des situations qui démoralisent,, et qui redeviennent au beau fixe l'instant d'après. Ma peine elle va et vient selon mes humeurs du moment présent. Elle se liquéfie , s'aère et disparaît dans le paysage...pour revenir et s'habituer a sa présence. La peine, votre poème Jeanne coule de source, elle se veut multiple en se mêlant aux choses de la vie.
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Jeanne · il y a
Comme vous le dites justement, elle va et vient au gré des événements, il faut la laisser couler, s’exprimer de mille façons, de mille et une manières, il nous faut l’apprivoiser, vivre avec cette peine qui fait partie de nous, tout comme la joie qui n'est jamais loin. Merci Gina pour ce touchant ressenti, cette charmante appréciation.
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Jeanne · il y a
Un petit mot en passant en ce dernier jour de novembre qui s’enfuit déjà… Ravie de vous lire et vraiment désolée pour le retard à vous faire écho.
Mercis à tous et toutes pour votre charmant passage et appréciation, je reviendrai très bientôt vers chacun, chacune vous répondre plus longuement.

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Gisny delavalle · il y a
Toujours le même enthousiasme quand je lis " la Seine " et l'ensemble des auteurs qui l'ont mise en valeur ; vous êtes parmi ses inspirateurs, ses créateurs et non des moindres avec le talent que l'on vous connait. Merci Jeanne. Que la nouvelle année vous apporte de la joie, une santé aussi satisfaisante que possible. 2020 nous aura comblé de ses malfaits ; espérons que les décennies qui arrivent sauront, de la même manière, nous enrichir de ses bienfaits. J'ai envie de dire, une année juste normale et c'est déjà beaucoup. Recevez mes sincères amitiés chère amie. A bientôt de vous lire.
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Jeanne · il y a
C’est moi qui vous remercie chère Gisny d’être passée sur cette page presque endormie qui n’attendait que votre passage pour s’évaporer, s’évanouir, se lyser, se fondre tout doucement dans les brumes de 2020.
Une année triste et sombre qui sur tous les plans nous aura toutes et tous fort malmenés, ne nous aura pas épargné son lot de malheurs, de tragédies, son flot de peines et de chagrins, nous aura mis devant le fait accompli et un immense défi à relever, le plus ambitieux que l’Humanité n’ait jamais relevé, à savoir se battre contre un ennemi sournois et invisible. Nous serons à la hauteur de l’événement et au rendez-vous de l’Histoire, nous en viendrons à bout, nous avançons certes lentement mais sûrement. Si Les jours passent et se ressemblent, les années passent et ne ressemblent pas.
Janvier 2021… au présent nous sommes au cœur de l’hiver, nous y verrons plus clair au printemps et au-delà, quelques considérations que vous pouvez à votre gré lire sur ma nouvelle page de vœux prévue à cet effet.
Je vous adresse tous mes meilleurs vœux, mes souhaits les plus chaleureux, mes plus jolies pensées, je vous souhaite une belle, bonne et heureuse année mon amie, grand beau temps sur votre vie. Après la pluie vient toujours le beau temps.

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Fred Panassac · il y a
Un très joli titre Jeanne, « Peine perdue » mais pas perdue pour tout le monde puisque vous nous en faites profiter avec douceur, en ces bords de Seine désertés par les touristes.
Un doux passage vers 2021 c’est le vœu que je formulerai pour vous après un cru 2020 qui ne sera pas inscrit au palmarès des meilleures années pour les humains.
Bien amicalement.

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Jeanne · il y a
En effet un très mauvais cru 2020, un millésime qui laissera un goût amer, une empreinte indélébile, une annus horribilis dont chacun, chacune se souviendra, qui aura fait couler bien de l’encre et des larmes à travers la planète bleue.
Merci Fred pour cette charmante appréciation, ce vœu joliment formé, ce souhait formulé à mon attention, à mon tour je vous souhaite un très joyeux réveillon, pour reprendre votre image un passage tout en douceur vers l’an nouveau, en un mot terminons, terminez l’année en beauté. Aujourd’hui s’enfuit déjà, Demain est un autre jour. À chaque jour suffit sa peine. Pour l’heure, joli début de soirée. À tantôt, à l’an prochain pour plus de vœux enrubannés papier de soie, nœuds papillons de toutes les couleurs.

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Arthur Rogala · il y a
Je découvre votre écriture avec plaisir, c'est doux, et dans un sens ça m'a un peu bercé, on suis le cours paisiblement, je ne suis pas doué pour commenter les poèmes, mais j'ai beaucoup apprécié.
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Jeanne · il y a
Pas doué pour commenter les poèmes dites-vous… mais à l’évidence doué pour l’écriture, ce que je ressens est que vous êtes un poète dans l’âme.
Merci Arthur pour votre charmante appréciation, bienvenue sur S. Éditions et tous mes vœux, mes souhaits pour votre composition de texte "Quand pleure la lune", un conte merveilleux, une histoire empreinte de charme, emplie de poésie et vice versa, qui prouve que l’on peut faire noir, glacial sans pour autant faire gore, rouge sanglant, en souhaitant vivement qu’elle séduise le Jury parmi tout ce flot de textes concourants, passés, présents et à venir encore.

P.S : si je vous écris ceci ici, c’est parce que je ne commente pas le prix éphémère Court et Noir, depuis toujours le rouge et le noir ainsi que le froid, l’effroi n’est pas ma tasse de thé. À tantôt sur votre page d’hiver, à se laisser doucement bercer au gré d’une "Balançoire".

P.P.S : toujours dans la même veine poétique, je me permets de vous indiquer ce Court et noir : "Bleu glacé dans le blanc silencieux" de Cantate.

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Arthur Rogala · il y a
Merci beaucoup pour cette réponse qui me touche !

J'ai déjà lu ce texte de Cantate, et je l'ai beaucoup aimé justement pour sa poésie.

Merci pour l'accueil sur ce site, je passerai vous relire avec plaisir !

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Flore A. · il y a
Je suis passée...relire ce soir, comment est ma peine ? et je retrouve vos mots. j'aime beaucoup, bonne soirée Jeanne.
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Jeanne · il y a
Merci Chère Flore d'être revenue vous poser sur cette page. Belle soirée et à tantôt pour plus de mots.
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Vivian Roof · il y a
Rangez votre peine, chère Jeanne : je suis de retour sur le site.
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Jeanne · il y a
C'est entendu, je la range le temps d’un instant, pour autant ne l'oublie pas, la suis des yeux, ne la perds pas de vue.
Ravie Vivian de votre retour, je m’en vais faire un petit tour sur votre page qui, à première vue, manque de couleurs.

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Jorge · il y a
L'eau qui court terre de Sienne fait surgir les papillons noirs.
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Jeanne · il y a
Eau qui court, rigole en cascades, eau qui dort, immobile, se mire aux reflets ocres d’une terre ensoleillée que l’on fait Sienne au gré d’un voyage, d’une pause à l’ombre des persiennes. Papillons blancs ou noirs, papillons de jour ou de nuit, qu’ils soient Voilier bleu, Paon, Belle de jour, Baron, éternel vagabond, Polygone, Croissant perlé… je suis fan inconditionnelle des papillons dont le frôlement, le délicat battement des ailes (me) procure bien des frissons, des émotions. Hélas rien ne dure, éphémère est le temps des fleurs, des papillons.

Par le passé Gainsbourg chantait Les papillons noirs :
🎵 La nuit, tous les chagrins se grisent;
De tout son cœur on aimerait
Que disparaissent à jamais
Les papillons noirs
Aux lueurs de l'aube imprécise,
Dans les eaux troubles d'un miroir… 🎵

Quelques mots en écho à ces Black Butterflies :

L’horizon s’ombre, au crépuscule le jour s’enfuit
Le ciel étend ses camaïeux de bleus, de roses gris
Des notes Bleu Chanel se fondent dans l’air du soir
C’est entre chien et loup quand le soleil s’évanouit
Durant l’heure bleue que s’éveillent les papillons noirs.

Messagers de nuit, passagers du vent et de la pluie
Visiteurs éphémères dès les premières lueurs du soir
Voltigent à l’heure où s’épanouit la fleur de mélancolie
Dans un pré imaginaire où se mêlent asters et ancolies
Vol de nuit, nuit blanche et idées noires, en rêve illusoire...

Aux premières lueurs du matin s’en vont les papillons noirs.

Merci Jorge pour ce charmant passage en effet papillon, cette jolie image emplie de poésie, empreinte de mystère. Je vous souhaite un soyeux Noël, comme dirait le ver en tissant ses fils de soie... naturelle, ça va de soi.

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Rupello O · il y a
C'est plein de charme et d'humour. Faussement triste. Ça vaut mieux qu'un suicide!
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Jeanne · il y a
Merci O pour cette charmante appréciation, "faussement triste" je ne sais, c'est plus gai, moins triste qu'un geste désespéré c'est certain.
Image de Rupello O
Rupello O · il y a
Excusez le terme faussement. Nous ne pouvons avoir le même vécu dans l'échelle de la tristesse suivant l'âge ou le vécu. Désolé pour mon appréciation qui n'enlève rien à la qualité de votre texte. J'ai voté sans hésitation.
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Isabelle Lambin · il y a
Une jolie personnification de votre peine qui une fois partie semble vous manquer. On s'attache même à ce qui nous fait souffrir. Mais si elle vit heureuse auprès d'un poète, jusqu'à s'éteindre, autant être heureuse pour elle.
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Jeanne · il y a
On se lie, se délie, on s'éprend, se méprend, on s'attache, se détache et puis on se fait une raison, sage philosophie. Merci Isa pour ce fin ressenti, cette appréciation fort subtile, désolée pour le retard dans ma correspondance. Je vous (te ?) souhaite un réveillon gourmand et de très joyeuses fêtes.
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Isabelle Lambin · il y a
On peut se tutoyer, oui.
Je ne suis pas beaucoup plus en avance pour répondre aux commentaires des uns et des autres.
Mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, Jeanne !

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Jeanne · il y a
On a tôt fait de prendre du retard, d'être dépassé par les événements, débordé par les retours de commentaires, les notifications quand le temps des vœux se prolonge tout le mois de janvier. Tous mes meilleurs vœux pareillement Isabelle, des vœux tout frais, des souhaits tout juste formulés que l'on peut retrouver à son gré sur ma toute nouvelle page prévue à cet effet. Pour l'heure, joli début de soirée.
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Flore A. · il y a
Alain de la Roche m'a devancée, j'ai tout de suite pensé à Guillaume Apollinaire...et au Pont Mirabeau.
Merci pour votre gentille réponse à Maurice Serguez qui me laisse confuse...Je serais passée à côté de votre poème, je ne reçois les notifications que lorsqu'il pleut, c'est peu dire.
Votre poème...avec le lien, je suis aller écouter la chanson de B. Biolay déjà entendue...Un chanteur qui peut plaire, mais son texte ne résonne pas comme le votre...une poésie que je viendrai relire de temps en temps. Tant de vers me parlent. Et, quand cette petite musique est là, le poème nous emmène et c'est , vraiment, très beau. Merci Jeanne pour ce partage.

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Jeanne · il y a
Vous avez eu la même pensée ou quand les beaux esprits se rencontrent. De mon côté j’ai pensé au Pont des Soupirs... qui ne situe pas à Paris mais au cœur de la Sérénissime mais qu’importe !
Ravie que ce poème vous parle, que cette petite musique vous transporte. C’est moi chère Flore qui vous remercie de ce charmant passage. Ne soyez pas confuse, c’est un plaisir de mettre en avant, en lumière les auteur(e)s de talent, qui me rappelle le bon vieux temps du Téléthon cœur de poète, des Croque Monsieur et Croque Madame.

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Flore A. · il y a
Merci Jeanne, bonne soirée.

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