Peindre un beau ciel azur,

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Peindre un beau ciel azur, puis former un nuage,
Au ventre rose et blanc qui solitaire nage,
Comme mis à l'écart dans tous ces tons de bleu,
Et puis brosser le vent dans cette moisson mûre,
De blés d'or, frémissant sous l'insistant murmure
Tandis que le soleil teinte les cieux de feu.

Reculer de deux pas, puis d'une brosse souple
Faire naître soudain deux colombes en couple,
S'envolant au lointain, et percevoir leurs cris,
Griffonner une vigne et sa ramure verte,
Ombrant de violet la terrasse couverte,
Et le chemin bordé par de hauts tamaris.

Le pinceau maintenant invente des murailles,
Un village perché , un pin au tronc d'écailles,
Des oliviers cendrés, sur le mur un lézard,
Des poules et un coq qui dans la terre fouillent,
L'église et son clocher ,pour que tous s'agenouillent,
Les jours où la mort, vient frapper au hasard.

Le temps ne compte pas, et l'on n'en a que faire,
Car l'on est possédé, libre de toute affaire,
Par cette passion-là, oublieux des soucis ,
En voulant inventer et sur la toile étendre,
La couleur éclairant d'un trait de pinceau tendre,
le tronc d'un châtaigner au feuillage roussi
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