PASSAGERE

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J'attends qu'enfin le crépuscule sache ressembler à l'aube. Parce que c'est délicat de sa part. Et drôle.

Je l'effeuille et l'effleure elle est lys Elle est rose Alice
Tous nos enfantillages rassemblés dans ses poses
Ses rires ses sourires Aux draps immaculés où elle joue Baby Doll
Je vis encore un peu le feu
de tous les fantasmes de
Lewis Caroll

Elle se lève s'agite Ses pétales tombent au pied du lit
Mon corps n'évoque plus que la douleur des choses
Son cœur me crie encore La rivière et son lit
Le cours du temps l'espace
l'instant dérisoire et fugace
Si désespérément l'amour si court qu'il en devient folie
Creuse Sisyphe incessamment les sillons de nos âges
les rides de nos voyages
Les désirs et l'envie

Je l'avais dévêtue juste pour voir la neige
Brisant la porcelaine je me serai baigné dans la lave de l'or
Et brûlant de nectars ses plaisirs sacrilèges
elle m'a crié sa vie et j'entendis ma mort

Elle va bientôt partir désormais passagère
Je la dessine en moi la sculpte au fond de ma mémoire
en silence
Et sertie dans mon âme en tant d'éclats d'étoile légère
Légère Dans la lumière de notre éternité où il arrivera qu'elle vienne boire
mes larmes de repentance
Je l'effeuille encore l'effleure encore Elle est lys Elle est rose Alice
Aux draps immaculés où s'endort Baby Doll
Je vis encore un peu le feu
de tous les rêves de
Lewis Caroll
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