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Paris, la nuit, illuminée d’une sombre clarté,
Voit ses rues empruntées comme en plein jour,
Comme une fourmilière où déambulent et courent,
Des insectes toujours occupés.

Mais où vont-elles donc, ces fourmis parisiennes?
Chacune semble avoir un but précis
Jamais de bousculades, personne ne cherche des siennes
Pas un regard pas un sourire pas un rire

Des autocars aux vitres opaques,
Déversent des touristes venus de toutes contrées,
Illuminent Paris la nuit de leurs flashs argentés.

Mais ont-ils regardés à leurs pieds,
Une main tendue vers eux
Désespérée; comme un noyé après le naufrage.

Mais qu’ont-elles à la place du coeur,
Ces fourmis toujours occupées?
Ne voient-elles pas que des hommes meurent,
Là, juste au niveau de leur pieds?

Leurs édredons sont en carton,
Alors que Paris dort dans des salons
Ils mangent dans des poubelles,
Tandis que Paris s’empiffre de plus belle.

Mais Paris ne voit pas que des hommes,
De surcroit assis sur le bitume,
Tendent la main vers eux;
Seulement pour une piece ou deux.

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Margue · il y a
Une autre vision de Paris, bien vu ! hélas
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