Par la prairie

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Taï Chi, poésie, haïkus, nouvelles et maintenant SF: mon roman EVUIT (Science-Fiction) paru chez JDH Editions https://www.facebook.com/EVUIT  [+]

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À l’ouverture des persiennes
Trois migrateurs filent vers l’Est
Sous le trait d’un crayon céleste.
Il reste un peu de Lune pleine.
Un vacancier à la campagne
Avale son bol de café.
Une matinée qui se gagne
Et midi est vite arrivé.

Le soleil de l’été s’englue
Sur une route de goudron.
On n’y entend que des grillons.
Pas une feuille ne remue.
Mais s’annonce une pétarade
Du côté de la Maisonnette.
Un vacarme de « pétrolette »
Dans la descente de la Prade.

Le vent de la course a du bon
Dans l’air épais chargé d’odeurs.
Le virage à toute vapeur
Balance un jet de gravillons.
Tout à coup le chemin de terre
Et l’ombre fraîche des buissons
Dévale sur le raidillon
Droit vers le lit de la rivière.

Deux enfants d’à peine quinze ans
Goûtent l’eau glacée du barrage
L’écho tremble de cris de nage,
Des claques d’éclaboussements.
C’est une fille et un garçon
Qui ont encor leur innocence
Dans l’herbe haute des vacances.
Et Vénus monte à l’horizon.

Au temps des grands râteaux de bois
Pour entasser la fenaison,
C’était trois pas de la maison
De l’autre côté de la voie.
Mais il fallait la mobylette
Et tout le Causse à traverser
Pour retrouver, le cœur en fête
La prairie des baisers volés.

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