809 lectures

52

Qualifié

Ainsi qu’un homme court se vautrer sur un lit
Où le corps désolé d'une femme l’attend,
Le ciel, encore lui, s’approche pesamment,
Avançant en vainqueur pour couvrir la prairie.

Sans envie, sans recours, l’herbe aux pluies s’abandonne,
Les mains moites des nues lui caressant le corps,
Frémissant de dégoût aux célestes rapports,
La verdure gémit sous les coups qu’on lui donne...

Est-ce le vent qui vient arracher ses soupirs,
Serait-ce lui l’amant que lui vantait l’attente,
Mais où est le plaisir qu’il se ventre d’offrir ?

Comme un puceau débile, amputé de douceur,
Quel nuage a versé sur ses courbes en pentes,
L’amour comme une herse ensanglantant son cœur ?

PRIX

Image de Eté 2015
52

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Léon P.
Léon P. · il y a
Merci de vous être immiscée ici Naïade et d'être venue partager votre sentiment... Il serait bien trop long d'expliquer le pourquoi du comment... Mais ne voyez aucun retour aigri de ma part, juste suis-je de ceux qui déplorent les conseils n'étant rien d'autre que des attaques, n'ayant absolument rien de constructif, de la part de poètes prétentieux (comment dire autrement) qui ne font généralement pas mieux que ceux qu'ils viennent justement critiquer... Aussi est-ce de manière péjorative certes, mais également compatissante, que j'affuble ce genre de personnage, du nom avouez-le honorifique de "Maître" (sachez que les Maîtres en la matière sont fort nombreux !)... Peut-être dans le but exclusif de les faire descendre de leur piedestal, mais jamais de les en pousser vers le sol...
Bien cordialement.

PS : il n'est pas dit qu'à l'occasion, je ne repasse pas sous les mots de Maître Broucke, avec l'espoir que cette fois, il m'étonne, me fasse vibrer, me cueille comme on le dit parfois...

·
Image de Léon P.
Léon P. · il y a
Permettez que le modeste poète que je suis, du moins est-ce ainsi que je dépeins mon autoportrait, celui-là même que sans doute avec flatterie d'autres apprécient, et, vont même jusqu'à demander conseil, vienne ce soir après avoir lu le maître, également le commenter...
Je n'ai pas lu l’œuvre complète de maître Broucke, sans doute devrais-je le déplorer, et ne voyez surtout rien en retour à un de ses commentaires, concernant un de mes poèmes dans lequel il dissertait longuement, disséquait, analysait, cherchait des explications, où les autres avaient clairement compris que mon but n'était que de donner dans l'humour, mais au risque de décevoir ses disciples, je dirais que les quelques poèmes de lui, que j'ai pris le temps de lire avec sincérité et sans préjugé préalable, ne m'ont absolument pas fait vibrer... Il eut fallu qu'ils soient à mon sens écrits par un autre poète, car la plume de maître Broucke, bien que talentueuse est à mon sens bien trop scolaire, et le poème scolaire de l'avis des poètes sensibles dont je suis, est aussi un poème trop travaillé, trop aseptisé, trop cousu et décousu certainement, pour qu'il en reste cette qualité, que quelques autres et moi-même apprécions, pour ne pas dire que nous la tenions pour indispensable dans tout poème digne de ce nom : la spontanéité...
Les poèmes dits trop scolaires, sont un peu comme des images naturelles, retouchées avec PhotoShop... Le retoucheur est de talent, mais sans aucune spontanéité justement, sans âme, sans sincérité... Le cliché devient ainsi banal...
Ceci dit avec un immense détachement, par un piètre poète qui n'a que faire des honneurs et retombées, même si le grand jury l'a élu en tant que vainqueur de la Short Edition en 2013 et si ses amis s'obstinent à venir voter pour lui, dans le but de le hisser vers des sommets...
Veuillez m'excuser maître Broucke, pour ce pavé lancé dans votre mare, mais la franchise n'est pas forcément un défaut, parfois même peut-elle être utile à celui qui la reçoit...

·
Image de Philshycat
Philshycat · il y a
Direct !!!
Léon est en finale !!

·
Image de Mikaliah
Mikaliah · il y a
D'une violence toute céleste, splendide...
·
Image de Laroche
Laroche · il y a
C'est à la fois marmoréen, comme chez Hérédia, et torride, à la façon d'une chanson de Gainsbourg. Les quatrains déroulent impeccablement cette métaphore de l'élément féminin soumis et résigné; mais les tercets sont moins directement intelligibles; ainsi, comment faut-il comprendre "Mais où est le plaisir qu’il se ventre d’offrir ?" ? Ce verbe "se ventrer" est-il un néologisme fusionnant "se vanter"/ "se vautrer" avec le nom "ventre" mis pour le sexe ? Voilà une lecture que l'on peut trouver à la fois déconcertante et hardie.
·
Image de Amphicyon Ingens
Amphicyon Ingens · il y a
expression burundaise : ventriote : un patriote au pouvoir qui parasite le peuple et s'en met plein les poches
·
Image de Béhem
Béhem · il y a
Au début je croyais que l'homme et la femme allaient faire "cric-crac".... Belle transposition du ciel et de la terre ! +1v
·
Image de Béhem
Béhem · il y a
Au début je croyais que l'homme et la femme allaient faire " cric-crac" et puis non, c'est le ciel avec la terre... C'est une belle image de transposition ! +1v
·
Image de Gerard Hicés
Gerard Hicés · il y a
Un beau partage de tendresse imagé. + vote.
·
Image de Madeleine Duval
Madeleine Duval · il y a
des images magnifiques mon V
·
Image de Julia Strauss
Julia Strauss · il y a
C'est magnifique, de belles images et une versification parfaite, mon vote!
Si vous avez quelques instants, je vous invite à lire un de mes poèmes en compétition, Lettre Première :3

·

Vous aimerez aussi !

Du même auteur

Du même thème