Oradour

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Irascible, narcissique, vaniteux et prétentieux: j'ai vraiment tout pour plaire J'aime Kafka, Borges, Koestler et Alphonse Allais, Bach et Mozart Je fus médecin Je joue au bridge et je fais du  [+]

Image de Eté 2017

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Si vous fermez les yeux, si vous tendez l’oreille,
Vous entendrez leurs cris qui résonnent toujours.
Tant d'années ont passé mais l’horreur sans pareille
Plane comme un corbeau sur les rues d’Oradour.
On attendait l’été, le cœur plein d’espérance :
Depuis peu, l’on savait qu’Ils avaient débarqué.
Bientôt, tous les Nazis auraient quitté la France
Et la vie reprendrait dans le faubourg coquet.

Mais soudain retentit, aux portes du village,
Le bruit lourd des camions remplis de fantassins.
Dans les rues, les soldats se frayaient un passage
En inspectant les rues de leurs yeux d’assassins.
Hors de chaque maison, ils chassaient les familles,
Tremblantes de terreur dans le petit matin.
Les femmes, les vieillards, les garçons et les filles
Marchaient comme un troupeau vers leur triste destin.
Puis on les entassa dans la petite église.
On referma la porte et on y mit le feu.
Et c’est là qu’ils sont morts, pauvre foule soumise.
Ils étaient, m’a-t-on dit, six cent quarante deux.

Gardons leur souvenir mais n’ayons pas de haine
Pour les fils de bourreaux qui ne nous ont rien fait.
Nourrissons dans nos cœurs, au-delà de la peine,
L’espoir de ne jamais revoir un tel forfait

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