Ombres dansantes

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“Âme sacrilège, âme vivante
Toi dont l’ombre qui danse, hante
Flamme dont le siège esprit est la conscience
Lis et rend plus intense ta quête de sens

En ce laps de temps qui déféra ton futur
Sans doute là, se tient ta liberté
Applique toi donc dans ta lecture
Au gré de l’encre répandue avec clarté

Âme tutélaire, je t’en prie,
Je te veux près de mon esprit et proche de mon sens
Ne te risque pas au drame de n'avoir compris
Le vœux de mon reproches, celui de ta délivrance

Apprends dès lors l’immensité de ton être
A regarder en toi comme on regarde le ciel et les étoiles
Comprends l’analogie que nul ne peut compromettre
A sonder l’infini, l’éternel qui dans ton antre se dévoile

Âme pacifique, écoute le bruit des nuages qui se bousculent
N’est-il pas identique à celui des vagues qui s’entrechoquent ?
La renaissance sur terre de vos êtres ridicule
Est pareille à l’indigence que réitère chaque époque

Tu es ton juge et ton propre témoin,
L'observateur et à la fois l'observé,
Tu es à ta mort l’aîné de tes aînés que tu rejoins
Et durant ta vie l’enfant de ton engendré destinée

Âme qui médite, capte ce juste milieu que tout ton être est,
Cette paroi que ton corps forme depuis que ta mémoire est née
Réduite et inapte, tout ce que ta vue te montre, n’est
Que l’écho de ton ombre dans un miroir sans reflet

Tout comme la foule dans laquelle tu te fonds.
Tu es unique en ton genre, univoque croquis
Le plus clair de ton temps, ignorant des choses le fond
Fier et inconscient, considérant que demain est acquis.

Démarre ta vie nouvelle, sur le ton profond de ton destin
Âme simarre et frêle, de l’apparente ambiguïté sort
Cette vie que tu perçois comme une suite de moment distinct
Vide et comblée par soi, l’homme, n’est en vérité que ta mort,

Autant en ta raison que ta conscience puisses concevoir
Il est le mouvement figé, l’instantané que tu dois croire
Cesses tes hautaines plaintes, ta précoce rancoeur
Tu ne vis pas jeune âme, mais pour le moins tu meurs

Poussières organisées, pensant penser quand tu n’es pas
Théâtrale comédie, égocentrisme, se tromper soi
Tu es l’un des reflets de Celui qui se reflète,
Avant de l’oublier tu le savais, l’illusion est si parfaite

Tu profites de cet instant qui, tu le sais, t’échappe,
Dévot d’une jouissance, qui dans ta chute n’est qu’une étape

Ô âmes rompues, pourquoi vous bornez vous à vouloir faire du néant, la conquête ?
Embrasser l’incognoscible est une chose pour laquelle vous n’êtes pas faites
Créature déchue, pourquoi tant d’enthousiasme face à tant de prévisible défaite ?
Regardes autour de toi, ne vois-tu donc pas que l'éternité te guette”
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