Nouvelle lune

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Image de Printemps 2020

Comme en apesanteur, je flotte dans le noir
Au milieu des poussières de l’éternelle nuit,
Du silence infini où j’ai rêvé de choir
Loin des viles lumières, leur bruit terne et l’ennui.

Je nage dans les mers de la nouvelle Lune
Dans le vague néant profond de l’univers,
Si sombre qu’on s’y noie quand on s’accroche à l’une
Des étoiles filantes au frisson d’un hiver.

Et plus loin dans l’oubli des néants torrentiels,
Comme une corrida, tout là-bas, le Centaure
Qui repeint en dansant sur sa robe le ciel,
À deux pas d’une étoile, les yeux tout en sang dort.

Des milliards de lueurs, soudain sur mes pupilles,
D’un ballet fascinant, gigantesque et troublant,
Me picotent les yeux et comme des aiguilles,
Sur cette obscure toile y percent des trous blancs.

Je m’égare un instant devant la Voie lactée
Mais l’horizon pourtant s’envole bien plus loin.
Je crois bien être seule, cela me semble acté,
À m’être aventurée cette nuit dans ce coin.

Peut-être, comme moi, derrière une planète,
On m’observe attendri, intrigué mais moqueur
Moi qui ne connais rien, des astres, des comètes,
Peut-être cette joie, ont-ils la même au cœur.

Suspendue tout là-haut cent millions de mystères,
Et des apocalypses aux concours de beauté
Les hommes affolés oublient parfois Miss Terre
Et ses joyaux luisants qu’ils adorent ôter.

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