Nous dessinions l’amour dans les rues de Paris

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Patrick Dandrey: "Il y a dans la mélancolie de la bipolarité, elle nous rend à la fois génial et fou" Je sais, je reste dans le « short »... Voire très « short »....J'écris avant tout  [+]

Une lourde larme salée, amère et froide coule
Sur ma joue, enlacés, tous deux dans cette foule
Et le temps immobile est suspendu, inerte
A mesure que tu files dans la rue je ne veux être
Malheureux, et j’essuie, d’un revers de la manche
Ces pleurs, et je m’assois, en contemplant tes hanches
Qui s’éloignent lentement devenant silhouette
Nous étions amants, c’est la fin de la fête

Une aventure urbaine en terre parisienne
Trois jours tu étais reine, trois jours tu étais mienne
Nous avons parcouru des forêts de passion
Et nous avons vaincu le temps en abstraction

Nous savions au départ que cela ne durerait
Peut être la quête d’un soir, bientôt tu partirais
Trois longs jours qui ne firent qu’un seul et même instant
Dans lequel j’ai pu lire toute l’étrangeté du temps

Les troquets et les bars n’étaient que les prémices
Aux danses, qui, si tard, nous emmenaient en lice
Pour une folle conquête, celle de la nuit d’été
Dans cette immense fête, quand le jour se levait
Nous n’étions point repus, ni même fatigués
Nous parcourions les rues, nous fumions aux cafés
Et vers midi peut-être, nous nous prélassions
Dans un tendre bien être, dans l’hôtel nous passions
Des heures entières s’aimant jusqu’à ce que Morphée
Nous rattrape un instant, quelques heures, une bouffée
De sommeil, entrelacs de corps nus vibrant
Les soirs donnait le La, à ce concert si grand
Et nous recommencions à en écrire les notes
Dans une partition digne des plus grands despotes

Cette longue nuit de trois jours était à nous, la nôtre
Nous peignons ces contours en oubliant les autres
Je ne te connaissais, seule une nuit de trois jours
A été bien assez pour m’apprendre l’Amour

Ta silhouette disparait dans la brume du matin
Je croyais rêvasser, mais cette nuit, c’est certain
Est bien réelle, pourtant, si fantasmagorique
Merci pour ces instants, ma belle, ma fantastique
Peut-être viendra le jour, où dans une autre nuit
Nous dessinerons l’Amour, dans ces rues de Paris
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