Nos mains dans le monde

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A l’abri derrière la vitre je regarde, impuissant, tourner le monde.
J’entends encore ces voix qui m’engagent à fuir, tourner ma ronde.
Ces mains qui me traversent sans prendre un peu de temps.
Le temps d’une caresse qui ouvre tous les carcans...

A l’abri derrière la vitre je regarde, tomber, la pluie sur les rivages.
Je vois grossir le lit de ces cours d’eau, grandir tous les mirages.
Un désert de foules qui se mélangent, une masse organique.
Qui fait vrombir la grande machine, huiler la mécanique.

Si je tombe à la renverse,
Que mon fil te transperce
Si je fais brûler ma fable,
Pardonner l’impardonnable,
Reviendras-tu ?
Resteras-tu ?
A courir sur nos berges sèches
Comme nous le faisions ?

Nos mains dans le monde...

A l’abri derrière la vitre je regarde, impuissant, brûler la feuille.
J’entends encore le crépitement terrible du fond de l’œil.
La berge sèche est désertée, quelques grimoires abandonnés.
Sortilège et passe d’armes à l’enjeu oublié.

A l’abri derrière la vitre je regarde, l’empreinte qui s’efface.
Mes routes qui se détournent, mon sang qui se glace.
Une autre chance à voir, un peu mon territoire.
Quand la légende fait place à nos moments de gloire.

Si je tombe à la renverse,
Que mon fil te transperce
Si je fais brûler ma fable,
Pardonner l’impardonnable,
Reviendras-tu ?
Resteras-tu ?
A courir sur nos berges sèches
Comme nous le faisions ?

Nos mains dans le monde...
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Jendorline Le Troubadour · il y a
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