N'être que pour l’Éternel.

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Soyez résolument radical...dans la nuance  [+]

Ô Mère pardonne nous, enfants, nous qui t'avons en lâche oublié,
Nous qui t'avons renié pour goûter l’âpre clarté de la beauté !
Vile et exquise chimère qui en bouche nous est là si amère..
Vois, je l'ai fui et te reviens, enterre ma chair en ton sein, Ô Mère !

J'ai fui ses rôdeurs de l'Azur cruel qui croyant être tourterelles,
Aspirent au paradis artificiel source de tous nos maux...
Vois-les ! ses fanfarons aux repères éclatés morts en Roméo !
Ils ne cessent de pleurer, de crier, de blasphémer; de vraies pucelles !

J'entends comme plainte n'est que misère aux grandes pensées ouvrières,
Cet héritage, ce flambeau de l’idéal, il nous faut l’étouffer !
Nous protéger de sa flamme et de sa fumer au poison si prisé
Par l'immonde bête féroce, en branle, qui gît là dans nos tanières...

Toi, mon spectateur lésé, ne vois-tu pas ce mal qui est à éteindre ?
Ah ! Mille miroirs d’émotions harassent les feux de ta raison,
Brûlent ta cervelle, rongent ta passion, gâte ta vision !
Mille vérités fourmillent, chacune veut être celle à étreindre !

Éconduit une à une toutes ses courtisanes mal-baisées et
Sans crainte, rend visite à la reine, viens saisir son intimité !
Abreuve tes teintes ensoleillées, comble ses envies délirantes,
Délie sa langue matrice d'idées et prêche-les à son amante !

Aime-la dans son entièreté mais trahis cette amie importune,
Putain est cette machine pompeuse aux mille cloisons d’Infortunes.
Cette idole des fabulations qui met nos vies en érections;
Dort en elle, juste pour t’éveiller sous d’autres variations...

Bois la vie sans aucune mesure, détruit toi à en être soûl,
L’ivresse t’incline aux actes les plus purs et aux dangers les plus fous !
Enfant d’avenir, jeune penseur de demain à la joie immortelle,
En ce monde il n'y a plus grande paix et peine que d'être mortel.

Vas ! Efface de tes illuminations ce traître Crépuscule !
Oh, je t’en supplie, ô voyant qui perçois là l’Aurore à l’horizon,
Jouit de cette saison en enfer, baise son zénith qui t’accule,
Si le temps effrite le roseau malade c'est bien pour sa guérison.


« N’être et ne finir que pour l’éternel » :


Clos dès maintenant tes oreilles peureuses et tes pensées douteuses,
Vas à cœur d'œuvre vivre avec ce constat euphorique et malheureux
Car, telle raison d’être est, pour l’Aube, le plus noble de tous les vœux.
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