Marie à travers les saisons

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"Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ?"  [+]

Sur le chemin du temps, j’ai retrouvé ta trace
Observant la couleur de ces saisons qui passent
Et forment le décor merveilleux de la vie,
Où l’on travaille le jour et rêve toute la nuit.

Le printemps solennel d’abord fait son entrée.
L’hiver trop rude, trop froid, la page en est tournée.
Et la plaine enneigée laisse place à la verdure
Couverte de ces fleurs qui ornent la nature.
Mais quelle est parmi toutes, celle qui pousse la première ?
C’est le petit crocus, celle que je préfère,
Car elle est comme toi, mignonne et ravissante
A la taille discrète, aux couleurs éclatantes.

Ensuite vient l’été, saison de la chaleur,
Et saison des vacances, et saison du bonheur
Où l’on part à la mer, ou bien à la montagne,
A chacun de choisir : la ville ou la campagne.
Parmi ces paysages, où tu trouves-tu, Marie ?
C’est au bord de la mer, ou bien dans les prairies,
Lorsque le soleil d’or, brûlant toute la journée,
Au loin à l’horizon, commence à se coucher.

La pluie tombe, le vent souffle, c’est l’automne qui passe,
Pour annoncer l’hiver et lui céder la place.
Le chasseur et son chien, le bûcheron et sa hache,
Tous ne remarquent pas les merveilles qui se cachent
Au cœur des vignes rousses comme tes cheveux dorés
Que les feuilles d’automne ont d’orange coloré.
Ces couleurs illuminent le brouillard gris et froid,
Ces couleurs qui, si belles, me font penser à toi.

Enfin l’hiver arrive, l’hiver glacial et blanc
Qui dénude les arbres, couvre les monts culminants
Avec cette neige poudreuse, percée par quelques fleurs,
Refroidit les campagnes, mais réchauffe les cœurs.
Car la fêtes de Noël et celle du Nouvel An
Réunit la famille autour d’un feu brûlant.
Le bois marron qui flambe, c’est le brun de tes yeux,
Et les flammes qui crépitent : le roux de tes cheveux.

Lorsque tôt tu partais, chaque jour au matin,
C’est comme si sur ta route, tes cheveux avaient détint.
Ainsi sur le riche tableau de la nature,
Marie, tu as laissé une goutte de peinture,
Qui quand tu n’es pas là, me rappelle, dans mon cœur,
Les boucles et le visage tant aimés de ma sœur.
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette poésie de toute beauté, Ivanhoée ! Grâce à vos votes,
“Vêtu de son châle” est en FINALE pour le Prix Tankas Printemps 2018.
Je vous invite à renouveler votre soutien si vous l’aimez toujours!
Merci d’avance !

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Waouff · il y a
C'est beau la poésie quand même, surtout quand c'est bien utilisé ;)
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Ivanhoée · il y a
Merci :D
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Myaku · il y a
magnifique. je n'ai pas d'autre mot.
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Ivanhoée · il y a
Merci ! :D

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