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Mais qu’est-ce que je fais sur cette planète ?

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A. Mimeau

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La cigogne a dû se tromper quand elle m’a plantée là ; je ne reconnais rien ! Mais qui sont ces individus qui s’agitent et se disputent autour de moi ? En plus on dirait qu’ils se prennent tous pour des hérauts, même pour des Dieux ? Qui sont ces fous.
Pour moi c’est sûr, le jour de ma naissance, la cigogne s’est trompée de planète !
Je rêvais d’un monde serein, empli de fraternité ou chacun pouvait s’épanouir sans jalouser son voisin ou vouloir le bluffer, non ç n’est pas possible elle s’est trompée.
Pourtant à bien y regarder, elle est belle cette planète, je vais finir par m’y habituer. Dommage qu’elle soit remplie d’hommes irresponsables et se montrent incapables de la gérer ; ces hommes qui se la sont appropriée et qui l’ont dégradée, exploitée, saccagée, massacrée ! Pauvre bonne vieille terre, finiront-ils par la respecter et à l’aimer ; finalement, un certain d’entre eux, ont petit à petit appris à le faire ? Personnellement j’ai mis du temps à m’apercevoir que je n’étais qu’un mammifère, mais j’ai fini par m’y faire : mieux vaut s’y faire que de vociférer ! Les hommes ne sont en somme que des mammifères dénaturés et cette dénature peut les faire anges ou démons : certains sont pleins d’amour et de fraternité pendant que d’autres ne sont capables que de haine et d’atrocités. Le pire c’est que parfois ce sont les mêmes qui peuvent passer de l’un à l’autre, ce qui est inquiétant et montre leur faiblesse morale.
Comment ne pas aimer les oiseaux et les fleurs, l’amour et le printemps et finalement comment ne pas aimer son prochain ? Comment ne pas aimer la terre ? Notre planète le mérite bien ! Nous sommes renfrognés, dans notre routine casanière et notre petit confort artificiel auquel nous tenons plus que tout.
On leurs fait miroiter monts et merveilles, plaisirs mesquins et désirs frelatés ce qui permet de les embrigader. Que reste-t-il de liberté, quand on attend pour vivre la becquée ? Devant toutes ces richesses aussi vaines qu’artificielles, les hommes sont fragiles et un rien peut les faire tomber. Pour être vraiment libres, ils leurs faudrait être autonomes et ne dépendre de personne. C’est tout un monde à repenser pour que personne ne soit asservi.
Bien sûr pour progresser il faut être aider et les hommes sont bien obligés d’accepter une certaine interdépendance, mais s’ils veulent protéger leur liberté, il ne faut pas qu’elle soit à sens unique, mais réciproque. Un meilleur partage de cette terre, parait indispensable ; il n’y a aucune raison pour que certains se l’accaparent, même s’il y a longtemps que ça se fait.
Elle pourrait vraiment être belle cette vie sur cette terre, si les humains apprenaient enfin à vivre, dans la fraternité et avec l’amour de cette terre qui le mérite bien : elle comporte tant de beautés, de richesses et de diversités.
Les hommes ont saccagé bien des paysages, mais ils ont aussi construit des splendeurs architecturales. La terre serait encore plus belle si les hommes apprenaient enfin à la respecter et à bien la gérer, sans l’exploiter au-delà de la nécessité. Le bonheur des hommes n’est certainement pas dans l’obésité, au sens propre comme au figuré ; C’est pourtant là que les mène ce toujours plus, qu’ils ont avidement désiré, comme si c’était ça le bonheur. Le bonheur n’est pas de désirer toujours plus, mais de plus avoir rien à désirer de plus.
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