L'Onde céleste

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L'humour, la créativité, la patience et le partage sont des vertus qui m'illustrent mieux qu'une louange  [+]

Je marchais là, dod’linant de la tête
Le regard perché sur une tempête
Le ciel tonnait et cramait sous le feu des éclairs
Ma route était celle de beaucoup d’autres ;
Des arbres, sortaient les oiseaux...
Un vent zigzaguait d’Est en Ouest, soulevant
Un nuage épais de poussière, dans lequel mouches,
Feuilles mortes et Papillons se trouvaient piégés

Je marchais là,
Longeant les murs coiffés d’épines en acier,
Le paysage peuplé de brouillard
Et de minuscules silhouettes d’hommes,
Qui me rassuraient de n’avoir pas été
Seul à m’engager sur cette route ;
Au sol rampait une lumière blafarde
La lande éclusait la brume et
Dansait dans un confort de fraîcheur ;
Sur cette route au silence lacustre,
Une jetée éculait ma semelle...

Je marchais là, fredonnant un poème
Le regard hagard et avide de choses neuves
Quand soudain la terreur, l’inattendu, l’horrible !
Un danger hurlait au loin...
Ce qui avait l’air d’un refuge, s’avéra un guêpier
Dans lequel moi et les autres allions être suppliciés
Dans une ambiance d’égarement et de confusion

Je ne marchais plus du pied,
Je courais, mais alors d’un pas géant !
Le cœur vibrant de battements,
Le front suant de peur,
La poussière me chaussant les pieds...
Des cris de femmes et d’enfants sifflaient de panique
Se retourner ? C’était subir le même sort !
Devant, nous n’étions plus que moi,
D’autres s’étaient sauvés...

Je courais,
Plus vite, moins vite...
Je haletais, le nez gouttant
La panique m’affolant ;
C’en était trop !
La fatigue constipait ma fuite
Mieux valait s’arrêter...
Mourir avec la mort, et s’endormir avec elle
D’un sommeil éternel au ventre de la terre ;
L’idée n’en était plus affreuse...

Le corps, je l’avais en feu !
Les brulures de l’effort le braisaient...
Et quand sur la tête m’atteignit soudain
Un liquide froid, je me raidis !
Etait-ce la salive de l’ogre tant redouté ?
Croyant finir en festin, je me retournai, la peur au ventre
Pour me servir à l’assiette de cette lamie,
Pour qui ma vie se résumait à un saupiquet ;
Je me retournai, sueur au front,
Glotte racornie, jambes flageolantes...
Et voyez !
De monstre, il n’y en avait pas !
La foudre éventrait le ciel à coups de canon
Bientôt, la pluie lavait la terre de son eau
C’était elle la disperseuse...
N’avais-je donc couru que pour un abri ?
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