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L'île, la montagne, la forêt, la femme

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Comme des bêtes curieuses, ils errent et s'affairent
Dans les hauts murs sacrés de l'ancien monastère.
Les maniaqueries des Hommes, les vents dans l'azur,
Jamais n'y pénètrent pour froisser leurs bures.

Cloîtrés dans l'église, la prière pour ouverture,
Bêchant le potager en manière de Nature.
Tout fort est une prison, leur pari audacieux :
S'enfermer, corps et esprit, pour s'approcher de Dieu.



Au large, une île à peine plus grande qu'un pêcheur
Lézarde sans fin à l'horizon de trois grandeurs :
Le Soleil peint ses tableaux mouvants de lumière
Sur l'Océan, inconstant monstre solitaire
Et dans le vaste céleste, empli d'immenses riens.
L'île s'y inscrit pourtant, comme au monde l'être humain.

La forêt où pénètre à peine gens et jours,
Monumental triomphe de la Vie qui la parcourt
Grouillant au sol, se dressant, retombant des cimes,
Toujours naissante à mesure que la Mort la décime.
Cycle fonçant, entrainé par de plus petits
Où tout ce qui existe, sans exceptions s'inscrit.

Un mont, parmi tous ses frères d'une même chaîne,
Les touche par ses racines mais sa tête élevée est sienne.
Au sommet règne son imposante unité,
Dans sa solitude, une primordiale vérité,
Constante, insensible à la tempête, aux sombres nuits
Et à l'ultime angoisse du temps sournois qui s'enfuit.


Enfin la femme. Un parfait miroir en inverse.
Elle aussi théâtre vivant de ces trois univers,
Par son vibrant regard donne à connaître
Aux hommes ce qui depuis la naissance ne fut pas nôtre.
Dans cette union des contraires, plus encore qu'ailleurs,
L'esprit du divin fait entendre son chœur.

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