Lettre de suicide

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Mourir,
Ce n’est qu’un peu de bleu dans ma vie qui se tord,
Un dièse inconnu du monde qui m’entoure,
Un silence de plus à la tombée du jour,
Une rosée posée sur l’ombre d’un remords.

J’ai bien trop espéré quand tout était brisé.
L’ombre avait sa lueur comme l’enfer ses flammes.
Elle avait sa chaleur pour étreindre mon âme
Et me donner l’envie de croire et d’exister.

C’est étrange, après tout, cette nuit qui nous brûle
Qui nous soumet, cruelle, à tout recommencer
Pour toucher un bonheur aussitôt éventé.
La beauté n’a de corps que dans le ridicule.

Moi, je n’ai plus de voix dans ce grand cri du monde,
Dans cette symphonie de plaisirs tourmentés
Et je n’ai plus d’espoir car je n’ai mérité
Que le froid des regrets et des peines profondes.

Alors pourquoi vivrais-je encore auprès de vous ?
Incomprise, ignorée, traquée par la musique
Où j’étends des accords qui n’ont de pathétique
Que le vide absolu dont on se contrefout.

Est-ce un crime d’avouer sa faiblesse de vivre ?
D’oser crier, j’arrête ! Et tant pis pour l’amour !
Tant pis pour la beauté cachée sous chaque jour !
Car sans l’avoir trouvée je referme mon livre.
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